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  • : Je suis un maigre et infâme savant qui aurait préféré troquer sa vie de bouddhiste philosophe pour la robe si légère d'un chat de campagne ou d'une raie manta. Mais on ne se refait pas, alors on s'apprivoise.

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Dimanche 14 septembre 2008
Extrait du chant "Debout les Paras" des Parachutistes de l'Armée de Terre Française:

"Parchutiste ne t'inquiètes pas, si ton parachute ne s'ouvre pas, on se retrouvera tous en bas"


Quant on vous dit que vous ne risquez rien, maintenant vous me croyez?!
Par Morgurgh
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Lundi 8 septembre 2008
1°)La vie est constituée de dukkah (souffrance.)

2°) L'attachement crée le dukkah.

3°) Lorsque l'attachement cesse, le dukkah cesse.

4°) Le sentier octuple mène à la cessation de l'attachement.
Par Morgurgh
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Lundi 8 septembre 2008
Bel ange, prends ton temps
sache que j'attends
et que rien ne nous presse
rien d'important
alors, bel ange, prends ton temps
d'hivers en printemps
je serai ton gardien
ton espèce
ton seul habitant

ma cherie, ma douce, mon enfant
je comprends que tu veuilles attendre encore
le monde est parfois si griffant
qu'y jeter le fruit de son corps
est une sérieuse affaire
aussi, laissons les années faire

bel ange, prends ton temps
puisque je t'attends
et que ton éclat
mon ivresse,
se moque bien du temps

Marie, ma douce, mon enfant
je sais qu'il te faut de l'argent, encore
que tu trouverais étouffant
de vivre auprès de moi, d'accord
si c'est le prix de ta jeunesse
que Dieu bénisse ta sagesse

je sais que tu as rendez-vous
que tes minutes comptent plus que l'or
aussi, pour ce moment si doux
merci, mon ange, merci encore
après tout, il y a dix-huit ans
moi, je n'en espérais pas tant

bel ange, prends ton temps
toujours souviens t'en
puisque rien
ne nous presse
rien d'important
bel ange, prends ton temps
d'hivers en printemps
mes sentiments
à ton adresse
sont si résistants
chérie, prends ton temps...
Par Morgurgh
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Lundi 8 septembre 2008

Le soir où tu m'as appelé, ce n'était pas pour mes grands yeux bleus, ce n'était pas pour mes secrets, ni pour moi, j'n'étais pas si malheureux... Tu n'avais pas tant besoin d'aide, ton dos n'était pas tant fatigué, que pencher tes deux mains dans la merde, ne t'aurait pas trop abîmée. Moi j'ai accouru bien vite, maintenant je sais, j'aurais dû me méfier, car tes deux lettres, petite, sont nées de la médiocrité.

Puis j'ai construit tes bâtiments, à ce jeu-là c'est vrai, mes grands parents m'avaient légué précisément ce qu'il y avait de plus fort en ce talent. Mais il y a eu moins drôle quand il fallu combattre tes voisins, tu m'as donné le mauvais rôle, là encore j'ai sali mes mains. Et j'ai transpiré bien vite, maintenant je sais, j'aurais dû pleurer, sur tes deux lettres petites, ressurgites d'un sombre passé.

Et qu'as-tu trouvé à mes os, qu'as tu pensé pour les croire aussi solides, quand tu m'as tout mis sur le dos, sitôt que sont venues tes premières rides. J'ai senti là comme un malaise, à qui la faute, tu as accusé la mienne, tu m'as mis entre parenthèses quand j'ai voulu prouver les tiennes. Tu croyais me mourir vite, maintenant je sais, tu voulus me crever, pendant tes deux lettres petites, au nez de ta triste fierté.

Si hélas mon père en est mort, d'avoir défendu ta liberté, mon frère presque du même sort, s'est épuisé sur tes chantiers. Il n'y a pas de mauvais sort, juste un dupeur, juste un dupé. Qui des deux est le plus fort ? Je te laisse le soin de juger. Mais ne réfléchis pas trop vite, maintenant je sais, comme lorsque tu as fait tes deux lettres, petite, nées de la haine et du danger.

Pour ma part il n'y aura pas vengeance, je n'en ai ni l'envie ni le courage, je m'en vais retrouver l'absence, de mon histoire il manque bien des pages. D'ailleurs à bien y réfléchir, mon peuple lui-même aurait-il accepté d'avouer qu'il avait dû mentir, d'avoué qu'il avait profité. De ce qu'il y a de pire ensuite, maintenant je sais, lui aussi aurait fait ces deux lettres, petite hypocrite, nées de la fatalité.

Permets-moi de juger, malgré mon âge, cette prose courte mais suffisante, que je te laisse en maigre héritage, en cadeau des heures accueillantes. N'oublie jamais qu'il y eut en ton pays un peuple sage que l'on a trahi, dis à tes enfants qui je suis si le besoin s'en prenait à leur vie. S'ils devaient me rendre visite, maintenant je sais, de force ou de plein gré, ils découvriraient , petite, ces deux lettres, bien embêtés. S'ils devaient me rendre visite, ils seraient à leur tour immigrés et ces deux lettres pourtant si petites le leur en feront bien baver.

Par Morgurgh
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Jeudi 4 septembre 2008
Avez-vous vraiment crûs mes os si solide lorsque vous m'avez tout mis sur les épaules?

Céderez-vous à vos paupières closes pour admettre que j'avance à reculons?


Par Morgurgh
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Samedi 30 août 2008
Tout fout le camp... je suis en train de me faire dépasser, je contrôle plus rien, je pête les plombs. Tant d'efforts pour ne pas montrer que je suis en marche arrière, pour cacher que je regresse, que ca ne va pas du tout. Et plus les fins de vacances approchent, plus les choses vont mal. J'envoie chier les gens comme j'aurais jamais osé le faire. Une amie, un pote, ma soeur, et maintenant ma mère.

Ils ne méritent pas tout ca, mais je mérite de perdre la considération de ceux qui m'entourent. Après tout, c'est ce que j'ai cherché, je ne devrais pas avoir à le regretter. Je me prépare et me conditionne depuis assez longtemps à vivre seul.

Comme je dis souvent, je préfère mourir malheureux pour ne rien avoir à regretter.

Bientôt, je vais pouvoir passer la barrière, rien ne m'empêchera de regretter un geste que beaucoup regrettent aujourd'hui. Qui le regrettera? Ceux qui n'ont pas encore été déçu par mon comportement, ceux qui n'ont pas encore vue le derrière de ma personnalité. Sous un être parfois attachant et qui aime l'humour se cache un salopard qui rejette toutes formes de bonheur pour mieux se sentir vivre.

La vie est souffrance.
L'attachement crée la souffrance.
La souffrance cesse quand l'attachement cesse.

Je me rattache encore à des choses ou quelques personnes qui ont de la valeur à mes yeux. Mais même l'une d'elle, je l'ai envoyé chier. Je sens que je ne vais pas tarder à faire la même chose avec une femme qui, je le croyais pourtant, souhaitais faire de moi sa vie. Mais avec du recul, on comprend le fait que ce je ne sois pas le bon choix. J'y avais cru, pourtant. Mais il est plus facile de jeter les choses que de les construire. Et construire une vie de famille avec quelqu'un d'autre... Qui aura le courage de me domestiquer et de parer mes foudres, d'aller outre ma mauvaise humeur et ma facheuse tendance à rejetter toutes formes de bonheur construit et durable?

Les choses vont bon train pour que ma vie ne soit reussi que pour moi, et que je n'ai à regretter que le fait d'avoir tenté de vouloir construire quelque chose avec quelq'un, et d'avoir succombé à la tentation d'aimer quelques unes.

L'amour est fait pour ceux qui s'aiment, pas pour ceux qui voudraient être aimé.

Je suis au pied de la falaise, encore une fois. Un pas de plus, et c'est la chute. Quel evenement constituera ce pas? Quand est-ce qu'il arrivera? Et si c'était pour aujourd'hui? ....
Par Morgurgh
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Mercredi 20 août 2008
-Et si ce n'était pas moi qui doutait? Et si le doute venait d'elle? Avec autant de passé, son esprit peut-être occupé par le doute, les questions et la méfiance. La vigilance qui fait qu'elle ne veut pas statuer, qu'elle ne veut pas établir un lien plus durable, qu'elle ne veut pas se lancer. Qu'elle ne veut pas qu'on soit encore.

Mais comment confondre la manipulation de la maladresse?

Comment differencier le fait qu'elle m'aime par sms, entre la manipulation et la peur de me le dire en face, de s'engager?

Comment différencier le fait qu'elle veut que je l'appelle souvent, avec le fait qu'elle me fuit physiquement?

Comment differencier ses paroles emprunts de sagesse dans un sms, avec les détours de regards lorsque je la toise?

Comment differencier le fait qu'elle a eu un passé douloureux, avec le fait que je sois différent de ses autres conquêtes?

Comment differencier le fait qu'elle veuille que j'arrête de douter, alors qu'elle doute, qu'elle me met le doute, et qu'elle renforce ce doute en doutant, et en patientant?

Pourquoi ne pourrions-nous pas tomber dans les bras l'un de l'autre, et enfin se faire confiance? Car il n'y a pas plus de confiance dans notre couple que de complicité.
Par Morgurgh
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Mercredi 20 août 2008
-Bon... On est le 20 aout... Soit approximativement deux semaines avant la reprise des cours... Et qui dit reprise des cours, dit retour dans l'appart'...

-Comment tu gères ce retour?

-Bah je sens la depression revenir... je vais essayer de me tenir à flot le plus longtemps possible... méditation powa... Mais avec les cours qui vont être très stressant, les engueulades avec les profs, et ne pas prononcer un seul mot sauf à un furet durant 5 jours par semaine...

-Ca s'annonce bien?

-Obawi... Disont que si je ne me noie pas dans le sport, ce qui m'étonnerait d'ailleurs, ou si je replonge pas dans l'alcool (j'ai foi en ma foi), j'aurais toujours tout le loisirs de méditer sur le train de vie solitaire que je vais mener lors de mon existence, et ce jusqu'a ce que mort s'en suive.

-T'as une copine? Qui sait un jour viendra t-il...

-Rien du tout. Elle m'évite toujours, même si elle prétend que ce soit elle-même qui souffre de cette situation. Elle se trouve des excuses pour m'éviter, et ne me propose pas de sortir lorsqu'elle sort. En clair, je prend les initiatives de sortir alors que c'est elle qui devrait les prendre, situation oblige, et lorsque j'en prend je signe des refus catégorique 9 fois sur 10. Alors d'ici là d'envisager une vie à deux, alors qu'elle va faire ses études à 150bornes de là, et qu'elle ne voudra pas que je vienne le week end chez elle... Faut pas rêver pour établir un ménage. Du moins dans les 5 années qui vont venir.

-Sans oublier...

-Sans oublier la caserne, si je reussi mes épreuves de selections, qui me donneront l'exclusivité niveau célibat, caserne oblige. Foi ou non, on ne choisi pas sa vie, on influt simplement sur ses propres choix.
Par Morgurgh
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Samedi 16 août 2008
-Tu devrais aller bien, elle t'aime ta copine apperamment?

-Oui, et ca me rend malade. A ma surface, je me hais, je ne supporte pas qu'on puisse trouver un quelconque interêt pour moi. En mon fond, ca me fait du bien d'aimer quelqu'un et d'avoir le sentiment d'être aimé. Ca me fait du bien de reposer sur quelqu'un. Mais je deteste cette situation ou je suis en conflit avec moi-même, et ou je ne sais pas quel sentiment choisir, entre le rejet de moi-même, et l'amour que je lui porte.

-Encore et toujours le même débat! Tu rejettes l'amour et l'amitié des autres sous pretexte que tu ne t'apprecies pas, et tu ne laisses pas l'occasion aux autres de t'apprecier à ta juste valeurs.

-Ho les belles paroles empreintes de beaux discours. Ca veut rien dire! Je ne veux pas me faciliter la tâche à connaître un bonheur qui me fait peur, mais je veux être heureux avec elle. Un subtil mélange d'auto-destruction et de construction sur un profond travail sur soi-même. Je l'aime autant que je me hais. Non, plus. Je ne peux pas me haïr autant que je peux l'aimer, car la haine et un sentiment destructeur, emprunt au chaos.

-L'amour te construit et refute l'image de psychotique mysantrhope que tu t'es forgé. Tu veux aider les autres, la preuve tu veux être volontaire pompier, et tu es toujours là pour faire un câlin aux autres.

-Mais je suis toujours le premier à faire des yeux noirs à une gamine qui n'a rien demandé. Je suis le premier à envoyer chier quelqu'un qui n'a aucun interêt à mes yeux.

-Tu choisis tes personnes, c'est normal. Soit confiant envers toi-même et tes choix. Ne les influence pas.
Par Morgurgh
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Samedi 16 août 2008
Il est des sentiments dont on fait des enfants, et ceux dont on fait des amants.

Il est des sentiments dont on fait des enfants, et ceux dont on fait des conneries.

Il est des sentiments dont on fait des enfants, et ceux dont on fait des enterrements.

Il est des sentiments dont on fait des enfants, et ceux dont on fait des deprimes.


Il est souvent des sentiments, tels sont ceux qui tuent, aiment, meutries, réanimes, font vivre.

Il est toujours des sentiments qui nous construisent, qui nous détruisent, qui nous forgent.

Mais il est trop souvent des sentiments dont on change, dont on est plus le même qu'auparavant.
Par Morgurgh
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