Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /2008 20:00
Elle est partie sans se retourner. Sans un regard, sans un sourire.

Reverrais-je un jour son visage, caresserais-je un jour sa peau? Seulement une fois, une petite fois?


On ne se rend pas toujours compte du malheur des gens. Lorsque l'on apprend qu'un proche est malheureux, il est souvent trop tard. C'est un chox pour certain, une évidence pour d'autre, une revelation pour les lointains.

Lorsque le feu recouvre les corps meurtri par les années de guerre contre le temps et l'esprit, alors sont libérés les âmes en peine vers des jours eternels meilleurs.

On ne voit pas toujours les larmes qui coulent dans la pénombre du chambre de bois, ou les cris et les gémissements de souffrance sont étouffés par un oreillers trop souvent souillé de la colère infâme. Faut-il s'en retourner ou fermer les yeux pour que ce mystère ne soit jamais dévoilé. Et tant-est que le malheureux le dise ou le fasse deviner que les proches le dénigrent comme une mauvaise periode. Pour peu qu'il soit adolescent, et son âge est mis directement en cause, sans chercher plus en profondeur les hemorragies du coeur.

Et lorsque le silence se fait gardien du bien-être et de l'innocence des autres, c'est la lame qui tranchera ce brouillard de larmes. Cette même lame qui fera saigner la vie du délaissé. Lorsque seul le sang se fait appel au secours, sera t-il déjà trop tard que le mal sera fait.

Qu'il y ai plus malheureux que soit, le plus malheureux d'entre ce monde pense à la même fin que nous. Et c'est cette finalité qui nous égalisera fasse à la mort.

Quitte à mourir, autant mourir malheureux, pour ne rien avoir à regretter.

Et c'est lorsque la mort emporte sous son réconfort que la vérité se fait foi. Les condamnés ne mentent pas. Ce câlin qui se fait duvet et qui nous emporte vers de lointaines douceurs, que le monde nous refusait.

Le bonheur qui se faisait Graal devient réalité lorsque les âmes s'élèvent au dessus des cauchemars hurlants dans la nuit sanglotante.

Je veux mourir car je n'ai rien trouvé de plus réconfortant en ce monde que l'éspoir d'un avenir meilleur. Le desespoir de trouver le bonheur en ce monde est une curieuse quête, dont tout le monde n'est pas également armé pour la réaliser.

Y'a t'il toujours plus malheureux que soit, la fin imaginée d'entre les malheureux est toujours la même. Peut-on établir des degrès de malheur, lorsque l'issue reste fatale et égale?


Ce baiser fût peut-être le dernier. Et elle s'éloignera sans se retourner.




Chaque jour compte.
Par Morgurgh - Publié dans : Ecritures
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