Mouai

Jeudi 3 juillet 2008
-C'est hallucinant... Je suis quasiement tout les jours dans les bras d'un ange, et...

-Et?

-Et bah j'arrive pas à savoir si elle m'aime vraiment,e t j'arrive pas à lui montrer combien je suis attaché à elle sans vouloir me transformer en UHU ou en curé catholique...

-Mouaip...

-Si j'arrive pas à avancer un peu plus, ca va pas avancer...

-Tu veux coucher quoi...

-Nan! J'ai pas ca en tête. J'veux être avec elle, j'suis super bien quand j'suis avec elle, j'veux lui faire plaisir, qu'elle soit bien avec moi et qu'elle attende avec impatience de me retrouver... Mais je sais pas si je m'impose ou pas... et je deteste m'imposer... Et je sais pas si elle veut passer le cap maintenant ou si elle veut laisser faire les choses aussi... Pis j'sais pas... Elle dit que son autre prétendant était chiant, qu'elle se faisait chier avec lui, qu'il était pas marrant... s'bizarre mais je me retrouve dans sa description!! et le pire c'est que je fais que déconner dès que la bande est là...

-Bah décoince-toi!

-Là est le secret... j'suis bridé là en fait... homo débilitus...

-Ouai bah bouge-toi avant de la perdre.

-J'te suicide si je la perd et ensuite j'm'assassine. J'suis sur le fil du rasoir, et j'sais aps ce qui me retient ces temps-ci, ormis elle.

-Pas grand chose de plus que depuis quelques années que tu es en depression gros!

-Ouaip... mais il suffit d'une seule fois pour que je franchisse ce pas... et j'ai peur de le faire. Et le pire c'est qu'elle me déballe qu'elle à un fait un défilé de "petit copain" jusque là... j'ai trop peur d'être un de ceux là, et de jarter aussi vite que je suis arrivé.... ca me fait flipper de n'être qu'un parmis d'autres...
Par Morgurgh
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Mercredi 25 juin 2008
-Suis-je malheureux? Oui, sans aucun doute. Pourtant, je n'ai rien pour l'être. J'ai une bonne situation, de l'ambition et de la volonté. Mais je persévère à être malheureux.

Célibataire, je suis malheureux de ne pas plaire, de ne pas partager quelques moments de vie.

En couple, je doute, je me pose trop de questions, et au final je me dis que le celibat est ce qui me va le mieux au teint.

Finalement, je me convaints que seul le célibat sera ma source de vie, et que ma profession devra dicter mes choix.

Et ca m'angoisse. Ca m'angoisse de savoir que je finirais quoiqu'il arrive seul, et que ad eternam je pleurerais chaque soir dans un lit trop grand et trop vide.

Je tourbillonne dans cet infini enfer, qui m'enveloppe et me garde jalousement. J'entretiens ce vide émotionnel et cette incapacité à accepter le bonheur comme une chose de bonne pour moi. Ces questions ou chaque mot est important, ou chaque larmes et un rasoir.

Ne serais-je à jamais marié à cette triste compagne, ce poison qui murmure, ou il ne reste que des pleurs, lorsque la passion de la vie s'est enfui depuis bien longtemps.

Lorsque je ferais mes adieux au monde, je le ferais sans amertume, sans souhait véritable d'une vie meilleur dans l'au delà. L'extinction de mon âme ne sera ni plus ni moins qu'un repos inconditionnel, une sansue que l'on ôte de la cuisse, la vie synonyme de souffrance que l'on ôte d'un corps synonyme de prison.

Chaque moment de bonheur est une pierre precieuse, que l'on use pour en retirer toute la brillance, pour ne finalement laisser que l'ingrat.

Et qu'on ne me dise pas que parler est le remède de tout les maux. Qui peut encore entendre la vérité de la bouche d'un depressif, autrement que par un semblant d'appel à l'aide qui n'existe pas? Le bonheur n'est pas à la portée de tous, certains en font les frais, tandis que d'autres en ignore la possibilité. Ces derniers ne connaissent pas le prix à payer pour connaître un semblant de bonheur.

Pleurer chaque soir n'est pas une solution, mais une punition. Une punition qui fait mal, qui devient chaque jour un peu plus douloureux, et qui donne chaque jour un peu plus le courage de dire adieu.

C'est lorsque les adieux surviennent qu'il est trop tard pour comprendre. On comprend souvent trop tard que derrière les accolades et les rires se cachent un poison qui dévore, le cancer du sourire, la tumeur du rire, l'asphyxie de la joie. Mais on ne s'en rend compte que lorsque la bataille est déjà perdue.

Mais qui a le courage de réagir? Qui aura le courage de répondre à ce texte?

Je doute que quiconque ne se retrouve dans mes mots ne sachent vraiment y trouver un quelconque sens.

Porter ce fardeau revient à l'accepter et l'alaiter. Reccueillir les paroles des vivants et de leur sort, c'est accepter de reccueillir ce fardeau. Ouvrir les yeux et reconnaître le malaise d'un ami, c'est plonger soi-même pour le repêcher. C'est un sacrifice que peu de gens font. Ouvrir les yeux pour renoncer à leur bonheur egoïste, c'est se tourner vers l'autre, comprendre, accepter et accompagner jusqu'à la mort.

Qui en est capable? Qui osera dire qu'il en est capable sans hypocrisie, sans volonté de faire plaisir, seulement par stricte vérité et par sacrifice de son bonheur, seulment pour recouvrir le sourire perdu d'une personne qui deviendra ami.
Par Morgurgh
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Mercredi 14 mai 2008
-Pourquoi je n'ai pas le droit d'être heureux?

-Peut-être parce que tu ne cherche pas à être heureux? Tu te complait dans cet univers de larmes et de depression pour mieux te faire plaindre et trouver dans cette vie un semblant de rancunes pour la detester?

-Je voudrais être heureux! Je voudrais avoir une petite amie, pouvoir partager ce que j'aime faire,e t partager ce qu'elle aime faire!

-Oui mais si tu étais heureux, on ne te plaindrais plus! Tu veux être le centre du monde,e t tu veux l'être en étant malheureux, qu'on s'occupe de toi! Tu ne veux pas une petite amie pour être heureux, mais pour qu'elle puisse donner de son temps à ta cause. Tu ne vas même plus voir le psy.

-Je hais les psy. Je parle et je paie. Payer pour parler, je sais le faire moi-même. et on sait ce que ca donne. Je déprime encore plus quand je pense.

-Ils sont là pour te guider dans ton raisonnement et dans ta progression.

-J'en ai marre de cette "joie de vivre" en cachet... Quand j'ai voulu arrêté j'ai sombré dans la folie pur pendant 3 jours. Je veux être naturel et je ne veux pas de traitement pour être de nouveau dans la société.

-Ce n'est pas forcément par la depression que tu traînes depuis bientôt 10ans que tu vas te demarquer des autres.

-J'emmerde les gens tout autant que j'emmerde la société. Je veux une petite amie pour trouver le reconfort que j'ai besoin... et me servir de ce qui est en train de prendre la poussière depuis quelques mois.
Par Morgurgh
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