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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 15:07

Le Temps, si doux au toucher, n'est qu'eau entre les doigts,
Pensiez-vous le retenir qu'il vous échappe déjà.
Saveur sucrée qu'aux jeunesses il n'effraie
Doux amer n'est-il plus qu'aux dos courbés.


Croyez-vous encore, pauvres fous véhéments,
Que vous puissiez ainsi fuir si aisément?
Qu'importe vos courses éffrenées vous verrez bien,
Il vous emportera et ne vous laissera rien.

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 15:07
Que faire du temps qui est parti, l'horloge indolore
De souvenirs qui la quittent déjà, même les plus beaux.
S’efforcer de les faire durer, quelques instants encore,
Cachés pour disparus dans une mémoire qui fait défaut.
 
Ce visage, elle ne reconnait plus, les doigts le parcours,
Efforts tactiles qui ne caressent qu'un espoir échoué.
Son regard vide et plein de détresse attend son retour,
Mais il a emporté même le sourire de sa fille attristé.
 
Qu'importe les larmes et les silences regrettant,
Il a volé jusqu'à l'âme qui faisait d'elle une mère tendre;
Maintenant plus qu'un esprit blanchi des ravages du temps.
 
Finissent ainsi de dépérir les anciens hagards sous les auvents,
Leur progénitures désarmés se souviennent, eux, sans comprendre,
Et se chargent pour elle d'entretenir ce qu'elle fut, il y a... longtemps.
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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 20:16

Demain, peut-être qu'il fera beau,
Demain, peut-être que je serais tout simplement bien.
Demain, peut-être un peu moins lourd sur mon dos,
Demain, peut-être ne se passera t'il tout simplement... rien.


Les pensées s'égrennent, s'agglutiennent et s'envolent
Une nuée platonique entre un mal-être et un simple voeux.
Gisent, blafards, les rêves dans les plus obscures nécropoles,
Ne restent que des songes où la souffrance me dit adieu.


Se permettre de rêver à un lendemain meilleur,
Mais pour quoi faire? Être berner de souhait et d'espoir
Qui brûlent les ailes et emplissent de mélancolie nos coeurs,
Que je sois damné pourvu que je ne goûte plus le poison du déséspoir.

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 20:05

Naufragé bien amer d'une joie révolue, échoué
La plage n'est même pas belle, ne fut-elle qu'un mirage
Il déséspère, les yeux rivés à un ciel toujours voilé
Quelques fugaces éclaircies pour raviver les plaies .


Ainsi soit-elle une vie à errer, sans repos ni ivresse
D'un rocher à l'autre la pluie n'est qu'énième douche acide.
Ci et là se brisent unes à unes quelques espérances traîtresses
La tête basse, le regard vide et quelques larmes trop arides.




Les jours ainsi défilent les uns après les autres, inévitablement,
Insidieux matins, fallacieuses soirées, fourbes nuits de déshérence
S'enchaîne ainsi, blême et froid, le temps perdu d'un lent anéantissement,
Attendre patiemment la fin pour tirer une lente révérence.

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 16:45

Exister.

Vain mot signifiant être en vie.

Exister, c'est renaître lorsqu'on se rend compte que nous n'avons qu'une vie, c'est renaître lorsque l'on vit enfin pour quelqu'un.

Exister, c'est se voir vivre à travers les yeux d'un être cher.

Exister, c'est ressentir vraiment, pleinement. Exister, ce n'est pas vouloir se construire des souvenirs, c'est vouloir en vivre de nouveaux, toujours.

Exister, ce n'est plus l'espérance de jour meilleur, ce n'est même pas la satisfaction qu'ils puissent durer toujours:
C'est la jouissance de savoir qu'ils ne seront pas éternel et de pouvoir pleinement en profiter, instants après instants.

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 06:17

Il lui restera toute la vie

Pour se construire des bras pour t'accueillir

Ou passer le reste de sa vie

A détruire ce qu'il ressent et te mentir.

Enfouir les nuits seul dans le noir,

A ne penser qu'à toi quand tu souris.

Ou fuir ce temps au fond de son cafard

A éviter de croiser tes photographies.

Tu es l'étoile qui manquait à son chemin

Celle qui réchauffe son cœur et son âme.

Regarder les nuages s'amonceler au loin

Masquent tes yeux et pleuvent ses larmes.

Si tu n'es pas là pour dans ses bras t'abandonner,

Unir vos êtres et lier vos avenirs.

Si tu ne vois pas l'amour le dévorer,

Pour toi, il se cachera jusqu'en mourir.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 19:58

La vie a tracé nos chemins en parallèle,

Sans jamais se toucher,

Toujours à s'observer.

Deux miroirs, autant de reflets

Qu'un pâle matin de printemps

Fait parfois embuer.

On se toise, on s'ignore,

parfois on se salue.

Toujours poliment,

comme deux passants,

Dans la rue.

Qui es-tu, toi, de l'autre côté?

Je crois te connaître, on se ressemble.

Sans jamais n'avoir osé,

Une seule fois, te parler.

Je crois savoir qu'on pourrais

Enfin se comprendre.

Au détour d'un pont: Ensemble.

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 15:46

"Prenez un carnet; Glissez-y quelques mots, Quelques phrases, quelques idées, Et voici que s'ouvre un monde nouveau. Rien que pour vous. Rien qu'à vous."

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 09:05

Dans cette foule désertée par les rires et les cris,
J'entend gémir les larmes de ceux qui resteront;
Vivront avec le souvenir de cette sanglante infamie,
Cette fosse n'a que trop bien portée son nom.

Combien étiez-vous à boire votre jeunesse,
A danser, rire, chanter? ce dont ils s'offusquaient;
A une terrasse, plongés dans vos yeux d'ivresse
Et venue vous faucher la balle de l'inhumanité.

Milliers de roses et de bougies portant votre lueur
Vous n'étiez malade que d'être heureux et vivant.
Vous êtes tombés, sans arme, au champ d'honneur,
La barbarie sanguinaire n'aura pas raison de notre bonheur.

Nous porterons comme fardeau vos mots et espoirs,
Sortez, foules anonymes et fidèles, et dansez.
Chantez, sages fous, riez, illuminons le noir
Ils plieront genou avant nous devant notre témérité.

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 20:55

Les Traits.


Abandonner sa route, trop plate et trop lisse,
Un ciel trop bleu et un paysage trop parfait.
Prendre son courage à deux mains bien savonnées,
Et chercher avec le regard du fou, la sortie salvatrice.


Se prendre à rêver d'une pluie d'orage en mai,
Piétiner de sabots vengeurs en trébuches ratées,
Tombe la foudre du destin qui incendie tout ce qui était
Torrents de larmes, de sueurs creusant de nouvelles allées.


Tout détruire quand l'ennui et immobilisme font rage,
N'est compliqué que pour les aveugles et les bien-nés.
Hisser la nouvelle grand voile, et au sort, s'abandonner
Comme unique cadeau d'aventure, de changement et de courage.


Le bonheur est un piège où il est si facile de se laisser enfermer
Gravés dans le marbre nos rêves de conquêtes et nos souhaits.
De peur de l'effrayer on refuse de se mettre en danger,
Et a petit feu, mourir dans un océan de soupirs et regrets.


Ou, finalement, dans un ultime soupire se relever,
Serrez les dents et dans le poing tous nos rêves et secrets.
Osez affronter les tempêtes, derrière les nuages tourmentés;
Bravez les montagnes colossales, au delà des cols enneigés;
Traversez les déserts, où nulle âmes ne s'est aventurée
Au bout du chemin, finalement, le Paradis vous y accueillerai.

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