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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 01:04



J'avance et persévère pour vouloir les attraper,
Sachant pertinemment que je ne le voudrait jamais.
Et lorsqu'ils tombent par hasard à porter de mes doigts,
Je les relâche pour continuer mon chemin de croix.


Car c'est cette épopée qui me fait avancer,
Les atteindre et les étreindre me condamneront à l'immobilité.
Être malheureux, je le cultive comme une force et une rage,
Continuer toujours plus loin, rester derrière leur sillage.


Ne jamais atteindre mon but pour rester dans l'action,
Toujours avancer, m'améliorer, telle est ma damnation.
Car de cette récompense promise et longtemps rêvée,
N'y trouverai-je jamais qu'un poison au goût sucré.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 18:57

Prends-moi la main, accroches-toi à mes ailes,
Allons où le diable ne saura nous séparer.
Je ne peux te promettre de toujours te guider,
Seulement toujours être ton ange charnel.

Notre amour sera toujours pour nous protéger,
Laisses-moi t'emporter dans le plus beau des rêves.
Je viendrais toujours là où les étoiles s'élèvent,
Lèves donc les yeux pour, juste une nuit, m'y retrouver.

Emportes-moi dans tes souffrances et tes malheurs,
Les ferai-je un peu moins lourd sur tes épaules,
J'endosserai à ces heures le plus beau des rôles.

Quand viendra le temps où s’épanouiront les fleurs
Butin'rai-je à tes lèvres le nectar sucrées,
Que la douceur nous condamne pour l'éternité.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 18:27

On a souvent vu s'évanouir le temps qui jadis aimait
Voir fleurir les coeurs qui ne demandaient qu'a être serrés.
Les hivers ont succédé aux espoirs de jours sans lendemain
Le froid aiguise ce qu'est devenu les âmes errantes en vain.


Pleurent au long des fleuves de désespoirs coulants
Le long des joues des abandonnés d'un soir sur un banc.
Les yeux fixés sur un arbre qui sous le manteau gémit
Aussi blâfard que le brouillard dans sa poitrine sans vie.


Pourtant il la voit, cachée derrière son grand sourire
Non, mes grand yeux marrons ne seront pas pour toi
Raisonne dans sa tête ses griffantes caresses et ses rires.


Elle le hante encore tout le jours, toutes les nuits
Jamais plus son regard hypnotique n'envoutera son miroir
Jamais plus ses longs doigts n'emporteront toutes ses histoires.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 14:19

Te souviens-tu lorsque tu m'as brisé les ailes?
Les as-tu au moins brûlées, nulle liberté sans elles;
Enfuis les vastes espaces, les fols amours, enthousiasmés,
Ne restent que mes pas languissants, me traînants, lassé.


Loin est-il les grand temps des longues paroles amoureuses
Hypothétique avenir à deux consumé par tes promesses embrûmeuses
Ne me souviendrais-je jamais des yeux de vipères, langue de vautour
Oeillères menottés pour ne plus voir du monde qui vivait autour.


Aujourd'hui las encore de cette histoire sans fin qui me dévore
N'aurais-je plus droit au repos qui obnubile mes nuits encore
Fuir les roses que cachent dans le noir leur épines déchirantes.


Demain sera t-il pire ou meilleur ne le saurais-je jamais aux heures mourantes
Refuser de m'y laisser tenter du désir qui enlasse mon âme éprouvée
La conscience aux aguets, ne plus jamais m'y laisser berner.

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 18:27

Vingt-trois heures cinquante-neuf déjà, non maman, ne pleure pas;
Oui, c'est vrai, ton enfant s'en va, la maladie ne m'a pas laissé le choix.
Souviens-toi des jours heureux sans que tu ne pleures
Réjouis-toi, je fus heureux, un temps, avant que ne sonne l'heure.


Bébé déjà, je souriais à cette vie que l'on m'offrais en présent
Petit garçon, j'apprenais à tour de bras, et toujours passionément.
Les études, le travail, les petites-amies, je m'en souviens encore
Les larmes, la solitude, la tristesse m'ont volé tout cet or.


Non, maman, je ne pars pas sans quelques bons souvenirs tu sais
Les éclats de rires, les amis, l'amour qu'alors on m'offrait.
Mais je suis là, étendu au sol, cette plaie béante qui te sourit
Ces derniers mots iront pour toi, je t'aime maman, et merci.


Je m'envole déjà vers d'autres aventures, d'autant de repos
Je te verrais et te ferais de temps en temps signe, de là-haut.
Je veillerai toujours sur toi, ici-bas, comme le firent tes aïeux
Sois heureuse, car où je vais, je ne serais plus jamais malheureux.

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 12:20

On s'y noie, on s'ignore, le miroir opaque s'évapore,
Laissent nos doigts une simple cicatrice humide
Berçent nos visages qu'une larme y glisse encore
La buée émue altère ton sourire, sur mon épaule une ride.


Qu'il s'y dessine nos pensées, de simples mots et figures,
Révèlent pourtant nos corps d'un trait qu'il démystifie
Au hasard d'une courbe que ton cœur rature
L'ombre d'un sein brumeux apparaît que l'huile magnifie.


Ton corps se devine derrière mon armure à la peau nue
Cours tes mains, creusent chaque parois de tes doigts
Découvre encore, explore, à travers ce miroir qui trouble nos vues
Érotique fumée, exaltante chaleur, qui bercent nos émois.


Qui suis-je, qu'es-tu, dans cette salle carrelée où la vapeur abonde
Me laisser porter par ces frissons, ton âme blottit dans mon esprit
Que jamais cet instant, au damne du temps, ne s'estompe,
Rester coller, ensemble, jusqu'au nous, unis, dans ce miroir enfin nous
souris.

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 19:09

Il pleut dans son coeur étourdi, comme dans sa tête,
Errant sur son navire maudit en pleine tempête.
Les initiales gravées dessus, au cutter, sur le miroir,
Le narguent, déçues, tant d'amour d'un soir.


Amourraché jusqu'au sang, par ci, une briseuse d'âme,
Ensorcelé mort-vivant, par là, une voleuse de larmes.
Il perd ses espoirs de bienheureux autant qu'il les collectionne,
Démembré de tout ces sentiments honteux qui l'abandonnent.


Séduit si souvent par la beauté d'une belle étrangère,
Ennivré tout autant de la fragilité d'une pauvre hère,
Clamant son innocence qu'il n'est pas un coureur des rues
Gagnant en persévérance s'il gagne les faveurs d'une inconnue.


Mais le défi a changé, aujourd'hui moins d'optimisme
Chaque coeur qu'il a gagné, à limé son charisme.
Sa fougue d'autrefois s'est abrasée au rythme de ces moments,
Il observe avec effroi... les marques du temps.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 02:56

Prends-tu soin tous les jours de ne pas me croiser?

A chaque pas de ne pas m'effleurer,

A chaque carrefour ne pas me bousculer,

A chaque porte, ne pas, dans un soupir, me heurter?

 

 

 

Prends-tu soin tous les jours pour que je ne te vois pas?

Faire les détours pour que l'on ne se connaisse pas,

Prendre les avions que je ne prend pas,

Aller aux restaurants que je ne fréquente pas?

 

 

 

Prends-tu soin tous les jours que je ne t'entends pas

Que tes rires ne soient jamais ou je puisse te sourire,

Tes larmes ne coulent jamais ou je puisse les sécher

T'es cafards ne t'envahissent où je sache te consoler?

 

 

 

Devra t-on jouer à s'éviter jusqu'à la fin?

Lorsque l'on ne contrôlera plus nos destins,

Que pourrira notre devenir loin de notre chemin

Les regrets écarteront que tiennent ensemble nos mains.

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 23:58

Au détour d'un rire, je l'ai accidentellement croisé.
Etais-ce un océan, profond et lumineux, ou une pépite dorée,
Un appel au voyage, un sourire, à ce carrefour?
J'en ai même jusqu'à oublié tout le monde autour.


Je m'y suis attardé, à ce soleil flambant, rougeoyant
Qui me réchauffa le coeur et l'âme si tendrement.
Ais-je voulu y plonger, pour m'y perdre dans l'eternel
Pour une seconde de plus, je brûlerai mes ailes.

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 23:44

J'ai volé un rêve qui ne m'appartenait pas,
Sitôt le Soleil couché remontent les souvenirs anciens.
Que sombrent les étoiles voilées, j'en oublie le mien,
Dans un rictus dramatique, pleure-t-il encore une fois.


Allongé las, les mots et pensées me dévorent;
Luttant à me débattre de ce dont on ne parle jamais,
J'avoue encore à tord n'avoir jamais voulu renoncer.
Ils tourbillonnent dans mon esprit, toujours plus fort.


Lorsque, enfin, un sommeil attendu vient m'étreindre
Les heures d'efforts sont largement récompensées.
Quelques rêves angoissants, frustrants ou apaisés
Viennent m'enlacer, puis au reveil douloureux, s'éteindre.


S'éloignent les jours heureux d'innocence et d'or
L'horloge se ternie quand défilent les saisons.
Et, repensant aux années qui nous auraient donné raison,
S'immiscie la fièvre des regrets et remords.

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