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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 14:57

Tu m'as perçu comme une menace, as-tu seulement apercu

Que sous les ronces, se tenait menue,

Bercé d'espoir, une rose pour toi ?

Certes était-elle noire et apeurée

Mais elle était à ton ame destinée.

Ne demandait qu'à être chérie,

Ne souhaitait que sortir de son abris.

N'as-tu pas voulu cueillir mon coeur

Car il n'était pas à ton goût,

N'avait-il pas la même couleur

Que lorsque rougissaient tes joues?

Écrasé, piétiné, tu lui demandes encore,

s'il bat, comme pour toi, pour une autre toujours plus fort ?

N'est-il pas déjà assez abattu ?

J'ai laissé filer mois et saisons,

L'été fuyant, l'hiver à l'horizon,

N'auras-tu de cesse de me rappeler

Que tu ne sus m'offrir que des adieux ratés.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 19:34

L'heure est venue pour moi de m'en aller

Sèche tes larmes, essuie ton chagrin

Tout doit bien se finir, on le savait

Souviens-toi que je ne serai jamais loin.

 

Nous nous éloignerons une dernière fois

On s'est aimé le temps que l'on a pu

Nos mains ne croiseront plus nos doigts

Mais le temps de nous dire adieu est venu.

 

Les lits de roses n'existeront plus désormais,

Plus de mots sur le frigo sous une tomate givrée

Les initiales griffonnées sur l'interphone effacées

Nous n'échangeront plus chaque soirs nos oreillers.

 

Nous avons partager nos joies et nos peines

Les rires et les pleurs aussi parfois

Jamais nos voix n'ont porté la haine

De ça je t'en remercie milles fois.

 

Ta route est encore longue, belle comme le jour

Avance, aime et amuses-toi tant que tu peux

Nous le savons, nous nous aimons toujours

Avec toi, mon coeur fut toujours heureux. 

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 18:03

Ne m'en voulez pas si je vous ment

Sur mon état de santé, sur mes déboires

Pardonnez-moi si je vous cache la vérité

Sur mon moral, et tout mes nuages noirs.

 

Ne m’accusez pas, mes chers amis, de vous oublier

Je ne pense pas toujours à vous donner des nouvelles

Ne me blâmez pas, mes fiers compagnons, de m'être évadé

Je regrette nos moment passés et nos veines querelles.

 

J'ai oublié les doux parfums de printemps et d'été

Lorsque nos rires faisaient fuir nos plus obscures idées

J'ai perdu le goût des fruits de nos ivresses

Jusqu'aux désirs secrets de nos moments de tendresse.

 

Reviendrais-je un jour, plus fort que jamais

Lorsque le courage qui me manque sera venu me réveiller

J'ignore même si ce moment arrivera un jour

Mais dès qu'il sera là, je serai vôtre pour toujours.

 

Laissez-moi le temps des ténèbres pour sombrer

Mes galères me permettent de me forger

Et dans les flammes qui brûlent mon âme

En ressortirais-je, tel un nouveau né? 

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 12:04

Dans le miroir, les premières rides étaient apparues. Son regard, jadis pénétrant et mystérieux, s'était définitivement tue. Aucune aura ne transparaissait désormais, il était devenu l'ombre de ce qu'il avait été. Sa trentaine était encore loin, mais son cœur avait vieilli depuis longtemps déjà. Sa jeunesse s'était évanouie au fur et à mesure qu'apparaissaient, de ci de là, quelques cheveux blanchie. La fatigue et la douleur s'étaient durablement emparées de son âme aussi sournoisement que le poison dans son sang nécrosé. Qu'était-il devenu, un homme aigri, éteint, sans courroux mais sans espoir. Alors que se dessinait encore devant lui un long avenir, le soleil s'était voilà derrière de lourds orages. il n'avait plus vu le ciel, et d'ailleurs ils ne se parlaient plus.

Envolés les rêves et les espoirs, ses illusions s'étaient dissipés comme des mirages. un long chemin se dessinait à l'horizon, un désert plus long encore que le précédent. Il se perdrait peut-être en s'y engageant, il s'était de toute façon perdu depuis longtemps. Seul face à son propre désespoir, il s'était regarder s'éteindre sans sourciller. Trop de temps était déjà passé, il en faudra encore plus pour se retrouver. mais qu'importe ce que lui coûte cette course au ralentit.

Alors, ce visage presque étranger qui le toisait à travers ce reflet patiné qui le fixait depuis de longues minutes déjà, il s'y habituera, comme il s'était habitué à la solitude de son âme et de son esprit, de cette vie toute entière qu'il traversait à coup de pourquoi. Les bras ballant, il soupira, et dans un ultime sursaut de fierté, détournait le regard de cet homme qu'il ne reconnaissait plus. Ainsi allait chaque matin, quand, se rasant et revêtant son uniforme, il affrontait le miroir de sa vie, qui lui rappelait, incessant, ce qu'il avait raté: lui.

La solitude ne s'écrit qu'avec un seul L, comme pour lui rappeler qu'il avait perdu les siennes sans s'en apercevoir.

Le café froid de la veille attendait son heure, il avait bien entendu perdu toute sa saveur, comme cet homme qui avait perdu le goût des lendemains. Le téléphone restait désespérément silencieux, seuls raisonnaient au loin les avions qui décollaient, emmenant leurs passagers, ivre d'un bonheur qui le faisait vomir, vers des destinations lointaines, qui ne le faisait plus rêver. Il aurait aimé être au fond de l'océan, là où ne règne plus qu'un abyssal silence, celui qui empreinte ses lettres de noblesses à la solitude tourmentée des profondeurs. Seul l'appel du large lui rappelait les bons moments, celui où, pendant quelques dizaines de minutes, le détendeur dans la bouche, les bulles de ses expirations l'accompagnaient dans ses pérégrinations solitaires autour de récifs coralliens qui se mourraient déjà, mais dont les quelques vagues nuances de couleurs n'ayant pas encore sombrées, lui ravissaient à la vue.

Il chassa ces souvenirs de son esprit, les fantômes du passé n'étaient bons que pour ceux qui savaient encore en créer de nouveaux. Sa tasse de café encore remplie de la veille à la main, il sonda le coffre-fort du salon où était rangé son arme de service, une balle chambrée, prêt à servir. Il ne le fermait jamais, ni ne sécurisait son arme. Il le chaussa machinalement dans son étui à la cuisse. Son arme était pour lui, plus qu'un moyen de défense et un atout pour, sinon charmer, prendre plus d'assurance avec les femmes qu'il rencontrait, son ultime recours si les ténèbres venait à s'immiscer davantage encore dans sa vie. Aller au travail était le seul moyen pour s'évader de son quotidien si maussade. Il cumulait les heures, hantait sa brigade, et figeait un sourire de plâtre sur son visage pour se donner bonne conscience. S'il n'était utile qu'à une chose, faire bien son travail, autant le faire à fond, et ses supérieurs, loin d'être au courant de son état détestable, reconnaissaient en lui tout les atouts d'un bon coéquipier, sachant s'investir dans ses missions et ne comptant pas les heures, et refusant à loisirs les permissions et les repos pour une excuse bien trouvée d'une enquête à terminer. C'était son seul moyen, et il le savait, de rester un minimum en vie. Cela faisait quelques mois qu'il avait trouvé ce travail, côtoyer au quotidien le monde de la sécurité et de l'aéronautique, une passion tuée dans l’œuf depuis longtemps.

Mais au travail, il n'était plus le même homme, cette ombre lancinante qui le suivait restait au placard, le temps d'effectuer son service. Et puis, lorsque la journée se terminait, qu'il rejoignait son petit studio, il renfilait sa véritable tenue de l'ombre en même temps qu'il enlevait son uniforme. C'était une transition toujours douloureuse, impitoyable et qu'il tentait toujours de repousser jusqu'au dernier moment. Une douche brûlante retenait en sursis quelques minutes ce boulet qu'il traînait, verrouillé à ses pieds, et qu'il avait cessé de ronger. Il oubliait les rires de ses collègues déclenchés par ses calembours et autres jeux de mots et d'esprits.

Car loin d'être heureux, c'était une jeune homme brillant et intelligent. Mais cet atout était un fardeau lorsqu'elle lui apportait des réponses que peu de gens voudraient connaître. Lorsqu'il comprenait le monde qui l'entourait avec une rare perspicacité, et qui lui avait ôté tout espoir en son espèce, et, au fond, en lui-même. Ce manque de confiance en lui l'avait mené à être célibataire depuis de longues années déjà, et l'envie de partager sa vie se mêlait avec acidité avec l'amertume de partager ses tristesses et sa vision du monde. Son incapacité a accepter le bonheur, à fuir les complaisances de la vie et ces petits moments de joies qui ponctuaient la vie et donnaient le sens à toute une existence, cette incapacité chronique à sourire à la vie l'avait mené à faire échouer sa précédente relation volontairement. Il l'avait poussé à bout, dans ses derniers retranchements, et avait brillamment réussi. Il ne s'était jamais caché qu'il se pourrissait la vie à longueur de temps, lui qui n'avait qu'a se pencher pour cueillir les conseils précieux qu'il prodiguait avec rigueur et grand soin à ses quelques proches amis, mais dont il avait toujours été incapable de les appliquer à lui-même. Il savait qu'il n'y avait qu'en étant malheureux qu'il comprenait aussi bien le monde, qu'il était aussi efficace au travail. En couple, il n'arrivait pas à se détacher, à couper les ponts avec son quotidien, là où il y arrivait si bien aujourd'hui. Il vida sa tasse de café froid qu'il n'avait pas touché, se contentant de la trimballer avec lui dans son studio.

Il alluma machinalement son ordinateur, ses trois écrans s'allumèrent les uns après les autres. Il vérifia rapidement ses mails, avant de répondre à quelques statuts sur les différents réseaux sociaux qui écoutaient d'une oreille distraite et inattentive ses états d'âmes. Il les écrivait sans rien attendre en retour, en sachant même qu'ils n'étaient pas lu. Mais ces appels de détresses aussi bien dissimulés qu'une revue érotique dans la chambre d'adolescent n'interpelait personne. Mais il le savait, et ils n'avaient que la prétention d'exister, de prétendre à vouloir partager ce que personne n'avait encore réussi à percer chez lui.

Sans même éteindre sa tour de contrôle, comme il l'appelait, il pris ses clefs de voiture et se dirigea vers la porte d'entrée, ne prenant qu'un petit pain au chocolat comme unique petit-déjeuner, qu'il rangea machinalement dans sa poche cargo de sa jambe droite.

Il ferma sa porte d'entrée, et se dirigea avec vigueur jusqu'à l'entrée du bâtiment pour rejoindre ses collègues. Dix minutes d'avances, comme d'habitude, le temps de papoter avec ses différents camarades avant d'entamer une nouvelle journée de service. Peut-être une cigarette, si on lui en offrait une. Il avait arrêter de fumer depuis plusieurs mois déjà, mais il n'en refusait jamais une. Moins par plaisir de fumer, il avait maintenant une cigarette électronique lourde et grosse comme une branche, mais surtout pour partager un instant convivial autour d'un café avec un collègue, le don d'une cigarette dans la société reflétant une position privilégiée pour le receveur, le paquet de goudron en or coûtant plus cher qu'un plateau-repas. Mais à l'entrée du bâtiment aujourd'hui, point de fumeur. Il se contenterait de bavarder avec le premier opportun qui passerait, plaçant savamment une blague sur la dernière actualité, ou faisant partager son très mauvais don pour la chanson française. L'homme qui, cinq minutes avant, était aussi dépressif qu'un chêne mort en plein milieu de l'hiver, avait revêtit son masque de fortune, et affichait un sourire à toute épreuve. Il était devenu le bout-en-train, le joyeux rigolard, le camarade prêt à tout pour faire rigoler tout le monde.

Ainsi allait sa vie, d'une humeur à l'autre, suivant l'activité qu'il faisait. Lorsque la déprime n'était pas à son paroxisme, il s'autorisait à aller faire un tour en avion, un gros porteur de préférence, sur son ordinateur dernière génération, avec le simulateur qui avait épuisé toutes ses économies. C'était un des rares petits plaisirs qu'il s'autorisait.

Et les journées étaient ainsi faites, depuis des mois, et chaque jours ressemblant au précédant, à cela prêt qu'il était un peu plus difficile à vivre que la veille.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 14:19

Fier symbole trônant en haut de son glorieux mât,
Parfois se berne à la mémoire d'un brave soldat. 
Couleurs chassant aux vents, au loin toujours tourné 
Veillant du matin au soir, jamais reposé. 

Je suis à ses pieds, dans mon âme, son protecteur,
Chez moi ou l'ennemi, gardien des trois couleurs.
Si jamais on venait à lui manquer respect,
Toujours là, soldat, les ordres j'exécuterai. 

Toi, qui veut salir, maudire, jeter à terre,
Milles avant toi ont risqués et péri naguère. 
Prend garde, je suis rempart, comme moi et des milliers
Se lèveront, combattront, défendront à côtés.

Notre Drapeau, raison d'être, vivre et espérer, 
Notre Fierté bat mât haut dans le ciel Francais 
Si jamais un venait à y toucher, nous serons là. Pour mourir à ses pieds.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 14:01

Christophe n'était pas bien, ce matin de septembre. Les idées noires se succédaient, les unes plus terrifiantes que les autres. Il ne savait plus quoi faire de toutes ces idées qui embrumaient son esprit. Il savait qu'il n'avait pas le droit de se plaindre. Brimé, refoulé durant son enfance, il n'avait que trop entendu cette phrase "arrête de te plaindre!". Et il s'était tue.

Des années durant, il avait forgé à la force de son esprit, un sourire de facade, un rire camouflage, une bonne humeur en plexiglas, un humour en béton armé. Mais au fond de lui, nul ne savait ce qu'il se préparait. Son esprit souffrait, jour après jour un peu plus. Et il se refusait à aller consulter, il n'avait pas le droit de se plaindre, se repétait-il en boucle.

Il y avait bien plus malheureux que lui. Des SDF en pagaille, des gens qui mourraient de faim partout dans le monde, des prisonniers politiques torturés, des femmes voilées et violentées.

Alors il s'était tue. Il était devenu une oreille attentive à tous ses amis. Il repétait qu'il aurait voulu pouvoir absorber dans son petit être tout le malheur du monde, pour quitter cette Terre en sachant ses amis heureux. Mais il n'y arrivait pas. Tout au plus arrivait-il à rassurer ses proche, eux qui croyaient que tout allait bien, somme toute quelques petites baisses de moral par-ci par-là, comme il peut en arriver à tout le monde. Mais ils ne savaient pas que c'était la partie visible de l'iceberg.

Le reste était pire encore, un supplice qu'il éprouvait depuis tant d'années, tant d'années de souffrance que rien n'arrêtait. Il savait pourtant la chance qu'il avait, il était intelligent, bien assez pour comprendre beaucoup de chose, surement trop pour comprendre ce qu'il n'aurait jamais dû connaître. Il avait compris que le désir ne menait qu'à la frustration. Que l'espoir n'était que le premier pas vers la déception.

Il avait un travail qu'il adorait, qui lui servait d'échappatoire pour fuir son quotidien, seul dans son petit studio, pour fuir ses idées qui l'enlaçait lorsqu'il rentrait le soir. Alors ce beau matin de septembre, alors que la douleur était infinie, il avait décidé d'en finir une bonne fois pour toute.

Un verre de whisky, un excellent cru d'ailleurs, suffisant pour s'endormir, avec les somnifères qui l'aidait lorsque les nuits étaient plus noire, plus solitaire encore que les autres. Il bu à grande rasade, accompagnée de ces petits bonbons chargés de tant d'espoir. Il s'allongeait sur son lit, programma un appel automatisé vers les pompiers 6h plus tard, lorsque les médicaments auront fait effet, afin qu'on retrouve son corps. Il ne voulait pas faire ses adieux.

Allongé sur ce lit, il ne pleurait pas. Il fixait le plafond, ou s'y baladait un papillon de nuit, gardien de son dernier acte.

Le sommeil vint le prendre en une trentaine de minutes, la tête lui tournait, et il profitait de ce derniers instant pour essayer de sourire.

Il se sentait si bien, il savait que ce qui l'attendait ne serait jamais pire que ce qu'il avait vécu ces quinze dernières années. Il se souvint alors des brimades au collèges, des camarades violents. Il leur pardonnait naturellement. Le visage de sa mère lui revint. Il lui pardonna tout. Il pensa à ses nièces et neveux, enfants qu'il n'avait jamais eu. Une dernière pensée pour cette femme qui lui avait tant apporté ces dernières semaines. Mais on n'apporte pas de l'amitié à quelqu'un qui a besoin d'amour, comme on ne donne pas de pain à quelqu'un qui meurt de soif.

Sa tête tournait de plus en plus, la vue lui devenait flou, son esprit s'embrumait de plus en plus, et il se sentit chavirer. Une douce chaleur l'enlaça, et le noir devint complet. Plus aucun bruit, plus aucune sensation.

Plus aucune pensée. Son esprit était aussi clair que de l'eau.

Et il comprit.

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 20:10

J'aurai voulu quitter ce monde
Après avoir fait l'amour une dernière fois
Une dernière partie de ping-pong
Jouer de la clarinette sur les ponts de Charleroi
J'aurais voulu quitter ce monde
En étant Roi.


J'aurai voulu quitter ce monde
Après avoir rêvassé devant un feu de bois
M'attacher à quelques secondes
Rester agrippé à tes doigts
J'aurai voulu quitter ce monde
Qui n'est plus comme autrefois.


J'aurai voulu quitter ce monde
Sans avoir appris la mort de Mandela
Jouer à cache-cache contre-la-montre
Me perdre nu dans la toundra
J'aurai voulu quitter ce monde
Plus fier de moi.

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 16:35

Elle est parti, elle s'est enfin en allée,
De mes pensées, il n'en reste aucune poussière. 
Liberté évanouie, te revoiçi plus téméraire que jamais, 
Des entraves de mon cerveau elle s'est convaincu de mes prières. 

Mon esprit divague enfin, océans sans rivages 
Il n'avait plus vu le jour depuis que tu l'avais rendu esclave. 
Condamné à errer entre misères et sombres naufrages,
Il s'évade désormais dans les plaisirs sans enclaves. 

Te souviens-tu quand tu l'avais enchaîné,
Alors que, désespérément, il tentait de se protéger? 
Hypnotisé par tes promesses emplit de venin et de poison. 

Aujourd'hui il ne reste de toi qu'un vague souvenir sans émoi. 
Toi, l'inavouable pensée, qui m'enterrait de tes pulsions, 
Dans mes songes maintenant, il ne fait plus froid.

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 22:24

Je n'ai pas oublié les chemins qui y mènent

Ceux traversants les déserts

Qui arpentent les plaines

Brandissent les guets des rivières.

 

Je n'ai pas oublié les musiques qui ensorcellent

Celles berçants nos pensées

Qui apaisent notre sommeil

Caresses nos espoirs inavoués.

 

Je n'ai pas oublié les paysages qui nous font voyager

Ceux envoûtants nos sens endormis

Qui emplissent nos cœurs usés

Apaisent nos âmes ternies.

 

As-tu oublié tous ces bonheurs à portée de la main?

Ceux se cueillants le long du chemin

Qui nous font chanter les beaux jours de demain

Nourrissent les décors de notre dessein?

 

As-tu oublier comment écrire ces mots doux?

Ceux entraînants nos larmes derrière nous

Qui font rêver les malheureux malgré tout

Embellissent nos vies de pauvres fous?

 

Viens, je t'emmène voir ailleurs

Où nos démons n'y seront plus

Je t'inventerais les plus belles fleurs

Celles qui ne fânent que lorsque l'on meurt

Celles qui ne trahiront que mon cœur à nu.

 

Je dessinerais la mer à la couleur de tes yeux

Elle brillera la nuit de milles feux

Je peindrai le ciel de nos plus belles promesses

De vivre à deux jusqu'à ce que nos vies cesse.

 

Et par delà la mort

Je t'aimerai encore.

 

Et par delà l'éternité

Promet-moi de m'aimer.

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 18:51

Je suis un brouillard de guerre, sans éclaireur aucun,

Une malle scellée, renfermant bien des secrets.

Voyageur du désert, émissaire prônant le Bien,

Lassé dans un monde qu'il ne comprend que trop bien.

 

Je suis un fuyard des temps obscures et perdus,

Voguant par les flots des combats et trahisons.

Certes, ayant perdu la foi en mes pairs sans salut,

Mais croyant encore au bonheur sans manipulation.

 

J'apporte ce que les gens ne recherchent pas,

Sous une éternelle compassion, une réponse inattendue.

Celle qui blesse, celle par laquelle tout changera,

Mais qui ne convient à ce monde, par le désir, corrompu.

 

Alors j'erre apportant, à qui aura l'entendement,

Ces préceptes simples et sages pour qui tout ira mieux.

N'accordez ni désirs, ni espoir, ni attachement,

A ce monde irréel et éphémère avec comme seul enjeu

D'être heureux.

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