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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 02:37

Partir, marcher, déambuler, ne plus penser à rien, aller droit devant, ne plus me retourner, perdre du temps, pour finalement m'en aller.

Parler au vent, peut-être m'entendra t-il, peut-être m'écoutera t-il.

Regarder cet oiseau voler libre dans les aires, le suivre, l'envier.

Me poser sur un rocher, regarder les nuages passer, innocent témoin des méandres de mes pensées qui s'envolent vers plus haut.

Laisser mon esprit divaguer, méditer, peut-être pleurer, ou plutôt sourire, voire rire.

Me sentir libéré, me sentir vivant, être vivant.

Ne plus rien en avoir à foutre, laisser les problèmes, les peines de cœur, le manque de courage et de force au loin.

M'écrouler au bord de ce chemin, savoir que personne ne viendra me chercher, me relever, continuer à avancer.

Me retrouver, penser à toutes ces années, tout ces obstacles. Les laisser sur le bord du chemin, les piétiner, hurler, les enfouir à tout jamais.

Continuer d'avancer, penser à tout ces chagrins qui n'en vallait pas la peine, maintenant que je suis un homme au milieu du désert. Rien qu'un homme, un animal déambulant, sans chaussures, sans téléphone, sans identité, rien qu'un être qui déambule au milieu de la nature.

Retrouver cette nature. L'aimer.

Me retrouver. Me découvrir. M'aimer.

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 14:04

J'ai perdu la foie en l'amour, la joie, l'humour,

Abbatu, le sort s'acharne à me détruire au retour

Quand je leur ai tendu la main, je n'ai serré que poussière,

De mes espoirs naquit cette déception si hospitalière.

Je n'ose plus croire, rêver, encore moins espérer,

Lorsque les frissons de l'amour mentent à mon coeur mortifié.

Et lorsqu'un sémaphore s'illumine pour guider mes pas,

Le brouillard s'immisce, étouffant, pesant, ingrat.

Je n'ai plus la force de vouloir m'en relever,

Je ne souhaite plus qu'en dormir désormais.

Ces émotions et sentiments qui s'amusent à me détruire,

Mon âme saigne et de mon coeur s'enfuir.

J'aurai souhaité pouvoir aimer sans fioritures

Mon coeur n'est plus qu'un amas impure.

Les larmes ne couleront plus, la souffrance restera loin,

Tant que l'espoir restera loin de mon piteux chemin.

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 14:01

Si dur de résister à l'attrait des ténèbres,

M'y réfugier ne serait que pure folie.

Mais où dansent les ombres funèbres,

Y plongerais-èje pour sauver ma vie.

Les étoiles ne chantent plus désormais;

Naguère dansaient sous les cendres.

Nulle nuit ne luiera plus jamais

Où mon coeur dessèché ira se fendre.

Plus aucun feu ne perce dans ce tuynnel.

Dernières flammèches d'un monde évanoui.

Plus de détresse au fond de mes prunelles.

Ci-girait Morgurgh, dernier des Damnés,

Les Entrailles des Enfers lui auront sourit.

Dernière Âme au confins des Oubliés.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 12:25

Il ne se souvient de rien, ni d'hier ni de demain,
Il ne se souvient que d'un long tunnel sans fin.
Il a voulu crier à qui l'entende sa souffrance,
Il n'a eu de reponse qu'un assourdissant silence.

C'est l'histoire d'un combat qui n'a pas de nom,
Un accident somme toute banal à Vierzon.
Sauf qu'il n'y avait aucune chance d'en ressortir,
Le miracle à eu lieu, mais sans plus pouvoir mot dire.

Un corps devenu prison, un esprit à jamais perdu,
Un acharnement thérapeutique, il ne lutte plus
N'aura eu d'effet que de l'asservir, esclave intubé,
On n'entendra plus que le sifflement de sa respiration contrôlée.

Faut-il croire au bonheur que la vie l'ai préservé,
10 mois de malheur pour un chauffard un peu imbibé.
Tant de jours de coma, tu étais déjà mort,
Tant de jours de combat, pour une dose un peu trop forte.

A Sébastien.

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 03:11

Aujourd'hui, j'ai croisé un ange

Que je connaissais depuis longtemps.

Aujourd'hui, j'ai croisé un ange

Qui a dissipé bien des tourments.

Aujourd'hui, j'ai croisé un ange

Qui m'a redonné un peu d'espoir.

Aujourd'hui j'ai croisé un ange

J'ai vu mon coeur battre dans son regard.

Aujourd'hui, j'ai croisé un ange

Que j'en deviendrais son apôtre.

Aujourd'hui, j'ai croisé une femme

Que je laisserai filé comme tant d'autres...

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 18:36
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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 18:30

Nous étions tous humiliés,

Et vivions sous la terreur,

Nous ne pouvions être familiers

Sous ce régime de peur.

Notre pays était occupé,

Nous avions perdu notre honneur,

Mais le jour enfin arrivé,

Amorça la fin de l'horreur.

Au petit matin , je rejoignis,

Dans les profondeurs d'une forêt,

Un grand nombre de mes amis

Qui eux étaient déjà fin prêts

Pour servir leur vieux pays

Et, enfin, l'aider à se libérer

De ses occupants affaiblis

Par un moral ulcéré.

Ainsi donc, vite, je partis

Aux chicanes et aux barricades,

Avec des tâches réparties,

En compagnie d'autres camarades.

L'ennemi, nous l'attendions,

Et il ne venait pas,

Mais, trompant notre attention,

Vite arriva sur nos pas.

Ce fut un effroyable carnage,

Je ne dus qu'au miracle,

De ne devenir leur otage.

Au milieu de cette débâcle,

Tous ne revinrent pas au camp

Et tombèrent sous les balles

De ces soldats occupants,

Sanguinairement vandales.

Le lendemain, enterrant nos morts,

En nous inclinant avec piété

Sur les meurtrissures de leur corps ,

Anéantis un certain soir d'été

Par des êtres humains d'un autre pays

Qui s'en retournaient chez eux ,

Leur lâche besogne accomplie,

La tête basse et l'air piteux.

La guerre à peine terminée,

Nous ne pouvions oublier

Tous ceux qui avaient payé

De leur vie pour libérer

Notre bonne vieille terre de France,

Et la réflexion de cette femme, aussi,

A moi, l'orphelin que la chance

Avait trop injustement servi.

Eh! Oui, à cet endroit précis

Où, sans moi, mes amis tombèrent,

A quelques kilomètres de Précy ,

Sur un petit monument de pierre,

Sont graves tous leur noms.

C'étaient mes frères de combat

Dont le sang à rehaussé le renom

Terni du prestige d'ici-bas.

Si vous passez un jour

Au bord de cette route,

Arrêtez-vous un instant pour

Vous recueillir et, sans doute, 

L'émotion vous fera soudain.

Entrevoir l'immense sacrifice

De ces gars dont le destin,

A des mères, à enlevé leur fils.

Et vous qui, aujourd'hui encore,

Pourrez vivre en toute liberté,

N'oubliez pas ceux qui alors

N'ont pas hésité à tout quitter

Pour redonner à leur patrie blessée

La paix et l'honneur ainsi mutilées,

Car l'histoire ne leur aurait pardonné

D'avoir un jour cédé à la lâcheté.

 

Hommage à L.S et ses amis.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 22:42

J'ai envie de pleurer, 
Mais pour quoi faire, 
Plus rien ne coule désormais, 
De mes yeux d'hiver. 

J'ai envie d'hurler, 
Mais pour quoi faire, 
Plus rien ne sort désormais, 
De ma bouche clouée.

J'ai envie de m'écrouler,
Mais pour quoi faire,
Plus rien ne me soutiens désormais
De mes bras fatigués.

J'ai juste envie de me reposer 
Mais pour quoi faire
Je ne suis qu'une momie desséchée
Qui avance sans aucun repère.

J'ai juste envie d'une simple prière
Mais pour quoi dire
A qui parler de mes misères
Vos dieux sont à maudire. 

J'ai juste envie de yeux pour pleurer,
Une bouche pour pouvoir hurler
Des bras, pour m'y écrouler
Une prière, pour m'y raccrocher.

Je suis un cœur de glace et de pierre
Une oreille attentive à vos soupirs
J'ère parmi vos peines romancières
Que je vous écoute me dire.

Je suis une plume en plein désert
Une feuille naufragée des quatre vents
Un flocon de neige balayé d'un revers
Un grain de sable bienveillant.

Si tu me croises, ne m'écoute pas,
Mes maux, mes colères, ne sont qu'à moi.
Mais si tu me croises, retournes-toi
Et prend moi simplement dans tes bras.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 22:42

Il restera de toi
Ta vie en toute simplicité
Ta diplomatie bien à toi
Tes sourires tes rires ta joie
Et combien tu nous aimais.

Il restera de toi
Tes cadeaux improbables, tes oreillers tricotés
Tu nous gâtais comme tu pouvais
Avec tous tes bons petits plats :

Oeufs à la neige jamais loupés
Clafoutis aux cerises qui tachaient
Tartes à la rhubarbe acidulées
Et tes pâtes savamment beurrées.

On gardera de nos séjours chez toi
Les dînettes à la terre et les ptits chevaux endiablés
Les "oh ben tu vois quoi !"
Quand une recette on te demandait.

Il restera de toi
Que bien souvent, rien n'allait
Mais après les soupirs, ton sourire revenait
Tout cela c'était toi. Et on t'aime pour tout ça.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 07:38

Les soirs d'octobre. Je n'aime pas les soirs d'octobre. Un mélange psychédélique d'étoiles scintillantes, de lampadaires qui inondent l'obscurité d'une lumière blafarde comme d'un phare qui t'impose le chemin. Une voiture s'arrête, dépose sa passagère après un baiser fugace. Sera t-il le dernier ou le premier? Qui sont ces gens que je croise au détour d'un bar mal-venu, semblant m'appeler pour noyer un chagrin qui n'existe pas, dans un verre de whisky trop présent pour qu'il ne fasse que m'enivrer? Continuer mon chemin, aller là ou mes pas m’emmèneront. Traîner les pieds au détour d'un carrefour. Si le bonhomme est vert, est-ce un signe du destin, m'invitant à traverser? Que trouverais-je alors de l'autre côté de la rue, que ce trottoir ne saurait m'offrir. Il est rouge, alors je continue en longeant ce même mur. Ais-je eu tord? Dois-je suivre ce signes qui n’intéressent que moi? Cette rue me semble plus paisible, d'un coup. Moins de lumière qui m'agresse la rétine, mon ombre se fait moins présente, moins pressante. Je peux alors ralentir le pas. Je me traîne, comptant les pavés sous mes pieds. Ils trichent d'ailleurs, ils ne sont pas tous dans le même sens. A peine je relève la tête, ce sont deux yeux qui m'observent. Ces deux spots sous une voiture croient que je ne les vois pas. Je m'arrête quelques instants, observant ce chat que rien ne dérange, à part moi. Un passage piéton m'invite à traverser, un peu plus loin. Encore une maudite décision qui n'invite que moi. Comment dois-je l’interpréter. Dois-je l'interpréter? Je m'en approche, quelque peu méfiant, l'atmosphère me semble électrique. Ce ne sont que de vulgaires rayures jadis blanches, aujourd'hui nacrée sous le reflet de la Lune. Menaçantes, et aussi rassurantes. Je me lance, cette traversée m'apportera peut-être quelque chose. Mais qu'est-ce que je recherche de cette promenade nocturne? Je ne le saurai que lorsque je le trouverai. Je rebrousse chemin, encore ce carrefour. Le bonhomme de l'autre côté est toujours rouge. Alors je poursuis droit devant. De temps à autre, je suis surpris par les phare d'une voiture tardive, qui me croise. Elles semblent toutes ralentir à mon approche, et je peux distinguer ses occupants. Je lis les plaques, peut-être en tirerais-je une quelconque information, une idée. Mais elles ne sont que les fantômes urbaines d'une ville qui dort déjà. J'entend de l'eau qui coule. Au son, je tente de m'en approcher. C'est un défi mineur que je me lance, qui m'occupera le temps de quelques pas. Le bruit se fait insistant, persistant. Je trouve finalement l'aqueuse coupable, une gouttière qui vomit la dernière pluie sur la chaussée détrempée. Une flaque verte fluorescente qui reflète une Lune malade, tremblante, verdâtre. L'enseigne d'un autre bar, qui emplie mes yeux de ces néons couleur peste, me replonge dans le dilemme d'un whisky parasite. Je me jette un autre défi. Si j'ai un billet de cinq euros et quelques pièces de monnaie, j'entre. J'ouvre mon portefeuille, un peu fébrile. Ce vulgaire bout de papier froissé offrant un lit de choix à ces pièces, seront mon billet d'entrée.

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