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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 04:53

Chère Planète,

 

Je suis un de tes nombreux locataires, un de tes 7 milliards maintenant. Je vis dans une région tempérée, pas très loin d'un massif que nous apellons entre nous "les Alpes", et un vaste océan que nous nommons "Atlantique". Mon territoire, auquel je suis rattaché, est la "France". 

Les territoires. Quelle drôle d'idée. Sais-tu qu'entre nous, tes locataires, nous avons divisé tes continents en pays? Il n'y a pourtant pas beaucoup de différences entre ceux-là. Mais nous développons une culture de la nationalité, "française" qui est la mienne, aussi importante qu'inutile. Cela créé tellement de conflits entre nous. Certains se battent pour les richesses de l'autre, d'autres se battent pour accéder à ton eau, que nous partageons très inéquitablement entre nous, et en laissant le moins possible aux autres. Sais-tu d'ailleurs que ton eau douce, que nous buvons, nous la payons? A des sociétés qui se sont appropriées cette eau, et qui nous la vende pour que nous puissions la gaspiller entre pays riches, sans savoir s'il en restera pour nos enfants, en sachant qu'il n'y en a pas pour d'autres? 

Ici, tout ce qui t'appartient s'achète, se vend, se gaspille, s'exploite, pour mieux enrichir les gens avec ce que nous appelons "l'argent". C'est le principal fardeau de l'humanité. L'argent. Ceux qui l'ont peuvent vivre, et exploiter ceux qui ne l'ont pas. Et l'argent ne se partage pas. Il se jalouse, il corrompt tes locataires, il en fait des eclaves de lui-même. Ha tu sais, s'il n'existait pas, je crois que de nombreux maux dont nous te faisons souffrir n'existerais pas. 

Nous, locataires de ta surface, nous sommes parvenu à bien plus que cela. Tout ce qui t'appartient s'achète, même toi. On achète des bout de territoires, dont on se revendique propriétaire, des terrains, des îles. 

Dans ma vie, je sais que je n'ai pas fait grand chose pour te protéger. Je fais même parti de ceux, qui, dans l'ignorance ou dans le confort, te font du mal. J'ai été soldat, pour défendre mon territoire, ma nation, contre ceux qui voudrait s'en apparer. Je protège avec conviction et fidélité ma "bombe nucléaire", celle qui fait des trous dans ton sol, irradie tes parcelles, te rend malade de l'intérieur. Je la defend, non pas parce qu'elle te blesse dans ton épiderme, mais car c'est aujourd'hui l'assurance de se preserver contre la férocité des autres. 

 Je possède aussi une voiture, qui pollue ton atmosphère. Je prend des douches, quotidiennement, pour me sentir propre, mais tellement sale de gâcher une eau pure dont on ne sait ce qu'il restera dans quelques dizaines d'années. 

Je sais, chère planète, que je ne suis pas un locataire exemplaire. Tu te passerai bien des hommes, petite vermine grouillant à ta surface, détruisant sur son passage, les eaux, les forêts, tes ressources, et même tes autres locataires, les autres animaux. Et même entres eux. Notre instinct de preservation, qui nous a aidé à évoluer, à nous "civiliser", à bâtir, s'est transformé au fur et à mesure que nous grandissions. 

Avant, les guerres intestines ne te touchaient pas, nous étions chétifs, nous étions soumis à tes colères, nous dépendions de toi. Aujourd'hui, c'est le contraire qui est en train de se produire. Nous essayons de te dompter, et pas de te comprendre. Nous essayons de faire de toi ce que nous voulons que tu sois, docile, douce, calme, à notre service. Nous essayons de savoir comment prévoir tes tempêtes, tes tremblements de terre, tes éruptions volcaniques, tes inondations, pour mieux les contrôler, voire les supprimer. 

Tu sais ce que tout le monde pense? Que nous exploiterons tes ressources jusqu'à épuisement, jusqu'à ce que tu ne deviennes plus qu'un caillou stérile, et de ce fait, nous déployons toute notre énergie à construire des moyens capable de coloniser une autre planète, pour partir lorsque tu ne nous seras plus d'aucune utilité. Et je ne suis pas certain que notre interêt pour les autres espèces soit assez forte pour que nous en emmenions quelques unes avec nous, si tant est qu'il en reste, lorsque nous devrons partir. 

Ainsi, l'espèce humaine, ta plus grande réussite, l'espèce qui a su monter au plus haut, devenir le prédateur le plus féroce, le plus intransigeant, le plus viscéral, a signé depuis longtemps ton arrêt de mort. Notre règne n'aura pas duré longtemps. Combien de temps s'est écoulé depuis que nos prédécesseurs ont construit les Pyramides, les grandes cités, les temples? 

Ha, les temples. Sais-tu ce que sont ces monuments que l'on érige à la gloire de quelqu'un qui serait plus puissant que toi? Non, pas le Soleil. Un être que certains appellent Dieu, Allah, Yahve, ou d'autres. Selon eux, c'est lui qui t'as crée, qui a tout crée. Le Soleil, les autres étoiles qui brillent dans le ciel, les arbres, tes océans, tout ce qui existe. 

Nous vivons dans un monde où nous connaissons des choses qui existent par delà tes frontières, par delà le système solaire, nous sommes remonté dans le temps avec nos télescopes à un âge ou tu n'existais même pas. Nous savons parfaitement comment tu es née, comment le Soleil est née. Comment la galaxie est née. Et nous avons tout de même ce besoin de foi envers un être omniprésent, Créateur tout-puissant. 

Tu vois, aussi fort que nous paraissons en société et en civilisation, nous sommes faible dans nos esprits. Nous avons cru il y a des milliers d'années, à des prêcheurs plus habiles que la plupart, et qui, pour asservir la population et soumettre leur volonté, ont crées ces Dieux. Je veux bien croire qu'à une époque ou nous ne connaissions rien à ton fonctionnement, la planète où nous vivions, tes colères pouvaient avoir l'air d'un jugement divin, tellement le spectacle pouvait sembler impressionnant, imprévisible, dévastateur. Mais aujourd'hui, avec tous les moyens dont nous disposons, nous savons comment sont créées les tornades, les ouragans, les orages, les tremblements de terre, les éruptions volcaniques. Rien qui n'est sur Terre, ou dans le ciel, ne nous est plus inconnu d'origine désormais. Et pourtant, nous avons encore besoin de croire, d'être asservi à la cause d'un Supérieur, un Suprême. 

Pourquoi? Car on nous a inculqué depuis le berceau de l'humanité, à l'âge ou fleurissait les premières religions, le culte de la mort, et plus particulièrement, la peur de l'au delà. Te rends-tu comptes, ma chère planète, que notre intelligence, à manier des outils, cultiver ta terre, nous a aussi permis de se questionner sur l'après-vie, et certains s'en sont servi pour nous asservir. N'obéis pas à ton Dieu, ne m'obéis pas, moi serviteur de Dieu, et tu seras chatié lorsque ta mort subviendras, et ce, pour l'eternité. J'avoue que cela pouvait faire peur. 

Et cela fait toujours peur. Nous avons tellement développé ce culte de la mort, que nous essayons aujourd'hui, non pas d'avoir une vie décente, une belle vie, une vie de respect envers l'autre. Non, nous essayons d'emmagasiner tout ce que nous pouvons, d'être propriétaire du plus de choses possible, et si cela rend jaloux le voisins, on en dormira que mieux. Cette peur de la mort nous a rendu égoïste, égocentrique. Et nous nous sommes tellement approprié nos cultes, que nous avons fait la guerre à ceux qui ne cultivaient pas la même que nous. Certaines religions les ont chassées, anéantis, pillées, au nom d'un tout-puissant. 

Si ces pauvres fous savaient notre origine. Que chaque composant de nos os, de notre chaire, de notre sang, était fait de la même matière... que toi! Tu es née des restes d'une ancienne étoile, qui jadis explosa et dissémina ses entrailles, pour donner naissance à notre Soleil, qui lui-même te permis de te construire, à partir de particules de poussières qui se sont agglomérées. Et lorsque tu fut ensemancée par la vie, celles-ci aussi composées de particules de poussières, elles se développa dans tes eaux avant de conquérir les terres et évoluer en des milliards d'espèces toutes différentes, mais toutes composées des mêmes élements, ceux des étoiles. 

Qu'il y a t'il de divin là dedans? Où était leur Dieu tout-puissant lorsque ces êtres se disputèrent leurs territoires pour survivre, qu'ils soient poissons, dinosaures, réptiles, mammifères, oiseaux? Et ils ne leur vouaient pas de cultes, eux! Et n'avaient pas besoin de cela, car ils n'avaient aucune conscience de leur propre mort, ni de leur propre corps. 

Excuse-moi chère planète, je m'égare, mais j'ai tellement de rancoeur envers mes semblables et aussi un peu envers moi-même, je dois l'avouer. Mais ais-je vraiment le choix? Tu sais, nous ne sommes pas vraiment bien vu lorsque nous agissons dans ton intérêt. Surtout par ceux dont l'argent est un aboutissement, une réussite. Savent-ils au moins que leur argent, ils ne l'emporteront pas avec eux lorsqu'ils devront rendre leur enveloppe charnelle? 

Mais tu sais, il y a aussi du bon dans l'humanité. Nous avons ce que l'argent ne peut apporter, le bonheur, l'amour. Et là où les espèces ne font que se battre pour survivre, notre confort de civilisation nous permet de nous adonner à ceux que nous aimons faire. Ainsi, certains aiment se promener dans tes forêts, visiter tes eaux, observer ce qu'il se passe au dessus de leur tête, et certains, pas assez à mon goût d'ailleurs, vouent leur vie à te protéger. A faire prendre conscience aux autres que pour leur propre interêt, l'enrichissement n'est pas une fin en soit, c'est de te protéger pour les futures générations, qui pourront profiter de tes bienfaits sans te piller ni te vouer à une mort certaine. 

Mais je crois sincèrement leur combat perdu d'avance. L'argent, le territorialisme, sont deux notions trop importantes à leurs yeux pour qu'ils sachent encore les ouvrir et voir vraiment ce qui compte. 

Me vient une idée. Et si nous échouons? Et si nous ne parvenions pas à s'évader de toi, conquérir une autre planète semblable à toi? Nous ne pourrons faire marche arrière alors. Et nous seront voués à l'exctinction. Je crois que l'intelligence, ce n'est pas de contrôler, de te contrôler, c'est de savoir te préserver. Et nous n'y parvenons pas, trop corrompu certainement par notre vision à court terme, et à notre petite échelle d'humain, alors que, toutes civilisations confondues, et en tant qu'humanité, nous devrions penser à notre avenir commun. 

Je crois que le combat est effectivement perdu d'avance. C'est un peu dommage, quant on y pense. Nous aurions pu disséminer à travers la galaxie ton existence, ta beauté, trouver un autre havre de paix dans cet océan de vide, mais nous te menons à la mort en même temps que nous courrons à notre perte. 

Peut-être nous survivras-tu. Et permettras-tu à une autre espèce d'atteindre une apogée que nous ne connaîtrons pas. Découvrirons-t-ils peut-être nos vestiges, comme nous découvrons ceux des dinosaures. Et ménerons t-il, non pas la guerre de civilisation que nous avons connu et connaissons encore, mais la guerre pour te glorifier et disséminer la vie vers d'autres contrées lointaines. 

Je n'ai pas grand chose d'autre à te dire, ma chère planète. Peut-être nous excuseras-tu de notre comportement, ou peut-être en auras-tu assez de nos agissements. Je sais que tu feras le bon choix. Peut-être que tu es la seule dans cet Univers à abriter la vie. Alors tu devras la protéger, au prix de la nôtre. Après-tout, nous l'avons cherché. Et lorsque nous disparaîtrons, d'autres espèces bien mieux lottis que nous et plus résistantes sauront reprendre le flambeau. 

Signé Humain n. 2,983,817,540 au 14 avril 2013 a 04:39 UTC.
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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 16:13

J'ai reçu cette lettre, remplie de lettres, de mots et de phrases. 

La concordance des temps était imparfaite, 

parlant du passé, sur un air de futur composé. 

Composée de moi, de toi et de nous, 

sans jamais prononcé des mots pourtant si doux. 

On aurait pu y lire que le conditionnel y était adapté, 

mais c'est le subjonctif que tu as voulu utiliser. 

Pourquoi donc ces phrases, aux tonalités si fortes, 

si empruntes d'émotions, de liqueur et de talent? 

J'ai douté sur la fin que tu ne l'ai écrit seule, 

accompagné surement de ton inconscient et de ton coeur. 

J'y ai écouté ce que je n'ai pas pu lire, 

les pleures, les chants et les rires. 

Le timbre n'était pas celui de ta voix

Surement encore n'avais-tu pas le choix.

Je l'ai lu et relu, comme pour m'en imprégner

Ton regard que j'ai senti dans le verbe mal accordé.

Je n'ai jamais été plus sage qu'en lisant cette lettre

Une fois embouteillée, elle s'envolera peut-être,

Comme un navire sur les flots amers.

Elle ne sentait pourtant ni la rose ni le jasmin

Elle dégageait simplement la caresse de tes mains.

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 02:11

Je n'ai pas oublié les chemins qui y mènent

Ceux traversants les déserts

Qui arpentent les plaines

Brandissent les guets des rivières.

 

Je n'ai pas oublié les musiques qui ensorcellent

Celles berçants nos pensées

Qui apaisent notre sommeil

Caressent nos espoirs inavoués.

 

Je n'ai pas oublié les paysages qui nous font voyager

Ceux envoûtants nos sens endormis, 

Qui emplissent nos cœurs usés

Apaisent nos âmes ternies.

 

As-tu oublié tous ces bonheurs à portée de la main?

Ceux se cueillants le long du chemin

Qui nous font chanter les beaux jours de demain

Nourrissent les décors de notre dessein?

 

As-tu oublier comment écrire ces mots doux?

Ceux entraînants nos larmes derrière nous

Qui font rêver les malheureux malgré tout

Embellissent nos vies de pauvres fous?

 

Viens, je t'emmène voir ailleurs

Où nos démons n'y seront plus

Je t'inventerais les plus belles fleurs

Celles qui ne fânent que lorsque l'on meurt

 

Celles qui ne trahiront que mon cœur à nu.

Je dessinerais la mer à la couleur de tes yeux

Elle brillera la nuit de milles feux

Je peindrai le ciel de nos plus belles promesses

De vivre à deux jusqu'à ce que nos vies cesse.

 

Et par delà la mort Je t'aimerai encore.

Et par delà l'éternité Promet-moi de m'aimer.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 10:57

C'est une course lente et hyptonique que s'adonnent ces chevaux de lait

La tumultueuse éclipse qui naît, resplendit, tournoie et disparaît

Au gré des vents et des pluies que cachent bien des secrets

Ils s'évaporent et s'évanouissent à l'horizon des monts gelés.

 

Une nappe lisse et diffuse s'agrippe aux dernières falaises

Ronronnante et gluante, le parfum des fraîches rosées

Ce ne sont pas les larmes du ciel, mais les gouttes errodées

Qui doucement envahissent les plaines et leurs bosqués.

 

Noirs de mauvais présages ou blancs de somptueux paysages

On les contemple, en rêvassant, à tous les âges

Un dragon, un ours, une fleur ou une flèche de passage

Une autoroute du rêve, main dans la main, sans péages.

 

Qu'ils se déchaînent, se déchirent et foudroient à travers le ciel

Les torrents qu'ils déversent sur les maisons les plus frêle

Y s'abat violemment le déluge et les tempêtes de grêle

Seront chassés par les pâles nuages d'un tir d'ailes

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 18:11

Ils ont perdu les sinueux chemins de traverse 

Qu'hante leurs corps décharnus en détresse.

Las des lointains souvenirs qu'ils n'osent plus 

Hypnotiques rumeurs, de leur regard défendu.

 

C'est une sombre ombre que déguise leur méfait

Fugueuse complainte perçant les jours d'été

On ne les compte plus dans les frileux couloirs

S'attachent encore aux barreaux des parloirs.

 

Ils ne savent que trop bien ce qui les attend

Entendu des pleurs, regrets et hurlements

S'achèvera leur vie sans nulle tendresse.

 

Les écoute-t-on encore parler de leur aventure

Une survie aux barbelés tendu au dessus des murs.

Seul s'agenouilleront les morts dans leur maladresse.

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 13:11

Tu m'as laissé pour mort, je ne t'en ai pas voulu,

Hier encore, je ne te trouvais de compassion.

Réconfortantes larmes d'une âme perdue

Je ne voulais plus de toi, et de ta foutue passion.

 

Tu m'as laisser choir, sous un nid de regrets,

Hier encore, je tapissais les murs de ton ignorance.

Honteux et confus, tu me regardais nous séparer.

Je ne voulais plus de toi, et de cette foutue méfiance.

 

Tu m'as laisser m'enfoncer sans plus finir

Hier encore, je creusais la boue de mes sentiments.

Irrassibles décadences sans savoir comment en sortir.

Je ne voulais plus de toi, et de ces foutus moments.

 

Et puis tu t'es imposée à moi par ce beau matin

Aujourd'hui, apparu mon sourire nouveau-né 

Je le porte à bout de bras, le partage de mes mains

Je ne veux que de toi, et de tes rires, et de ta gaieté.

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 02:46

Bonjour à ceux et celles qui lisent peut-être encore ces lignes.

 

Je n'ai pas mis à jour mon blog depuis un certain temps et je m'en excuse. Pas par manque d'inspiration, mais par un besoin de m'en eloigner un peu. Je ne sais pas si j'écris ces lignes dans le vide, mais j'espère qu'au moins une personne trouvera en cette attention les souvenirs et le goût de redonner des nouvelles.

 

A bientôt.

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 10:36

Ce n'est pas le gris de leurs cheveux noirs

Qui me feront dire le contraire

Ils dansent ensemble, de brun et d'ivoire

De musettes en ginguettes pour se distraire.

 

Les années ont tissés autour de leurs yeux bleutés

De jolis reflets qui se fondent avec les sourires

Trahissent les doigts devenus rêches et voilés

Dansent ensemble pour mieux se retrouver.

 

Repoussent encore les chaises qu'on leur propose

Nos vieux ne se laissent pas prendre leur jeunesse 

Ne courbent pas l'échine du tronc de leur vieux dos

Ils innondent les pistes des cabarets en detresse.

 

Quand vient le soir ou s'endorment les couches-tôt

Tournent et tournent et tournent comme pour mieux remonter

Sur une valse blanche pointée ils tiennent front à leurs maux 

Le temps des délices n'est qu'un lointain baisé volé.

 

Ils s'etreignent lentement, comme pour retrouver leur souffle

Refuse obstinément de laisser aux jeunes la cour

Ils s'enlacent... sur cette valse... populaire

Ils se lacent... sur cette valse... la tête en l'air.

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 23:50

Car je pleurais, oui je pleurais, du soir au petit matin,

Ce n'etaient pas les rancœurs de t'avoir connu

C'etaient les larmes des tristesses mal-venues

celles où jai croisé ma main dans celle du chagrin.

 

Car je pleure du soir au petit matin

Quand tantôt les fleurs mûrissent 

Que les éphémères déjà dépérissent 

Aux sons du sinistre clavecin. 

 

Car je pleurerais du soir au petit matin

Lorsque les oiseaux deja chanteront

Et que les papillons de milles cocons

Verront s'éteindrent mes larmes dans mes rides ravins. 

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 15:48

Il s'écoule dans les âmes, hors des frontières du temps

L'ère éternelle qui érode les pires sentiments,

En-a t'on peur parfois qu'il change la face du monde

Que même les pires visages sous sa main s'éffondrent.

 

Impénétrable lorsque l'on attend qu'il vienne nous cueillir

Incontrôlable quand il nous apporte enfin tout son plaisir.

On croît le reconnaître au détour d'une ruelle, d'un regard

Nous étonne t-il encore, après quelques écart?

 

Il puise sa force de sa magie à toujours nous surprendre

Quelquefois maladroitement, il déchire un coeur à prendre

Récompense t-il toujours, même ceux qui ne l'ont mérité?

 

Il entre et quitte nos vies sans pouvoir nous dire ou aller

Mais finira toujours par durablement s'y installer.

L'Amour ne nous livrera jamais tout ses secrets.

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