Doutez de tout, y compris de ce que vous allez lire.
Tu m'as perçu comme une menace, as-tu seulement apercu
Que sous les ronces, se tenait menue,
Bercé d'espoir, une rose pour toi ?
Certes était-elle noire et apeurée
Mais elle était à ton ame destinée.
Ne demandait qu'à être chérie,
Ne souhaitait que sortir de son abris.
N'as-tu pas voulu cueillir mon coeur
Car il n'était pas à ton goût,
N'avait-il pas la même couleur
Que lorsque rougissaient tes joues?
Écrasé, piétiné, tu lui demandes encore,
s'il bat, comme pour toi, pour une autre toujours plus fort ?
N'est-il pas déjà assez abattu ?
J'ai laissé filer mois et saisons,
L'été fuyant, l'hiver à l'horizon,
N'auras-tu de cesse de me rappeler
Que tu ne sus m'offrir que des adieux ratés.