Doutez de tout, y compris de ce que vous allez lire.
On s'y noie, on s'ignore, le miroir opaque s'évapore,
Laissent nos doigts une simple cicatrice humide
Berçent nos visages qu'une larme y glisse encore
La buée émue altère ton sourire, sur mon épaule une ride.
Qu'il s'y dessine nos pensées, de simples mots et figures,
Révèlent pourtant nos corps d'un trait qu'il démystifie
Au hasard d'une courbe que ton cœur rature
L'ombre d'un sein brumeux apparaît que l'huile magnifie.
Ton corps se devine derrière mon armure à la peau nue
Cours tes mains, creusent chaque parois de tes doigts
Découvre encore, explore, à travers ce miroir qui trouble nos vues
Érotique fumée, exaltante chaleur, qui bercent nos émois.
Qui suis-je, qu'es-tu, dans cette salle carrelée où la vapeur abonde
Me laisser porter par ces frissons, ton âme blottit dans mon esprit
Que jamais cet instant, au damne du temps, ne s'estompe,
Rester coller, ensemble, jusqu'au nous, unis, dans ce miroir enfin nous
souris.