Que faire du temps qui est parti, l'horloge indolore
De souvenirs qui la quittent déjà, même les plus beaux.
S’efforcer de les faire durer, quelques instants encore,
Cachés pour disparus dans une mémoire qui fait défaut.
Ce visage, elle ne reconnait plus, les doigts le parcours,
Efforts tactiles qui ne caressent qu'un espoir échoué.
Son regard vide et plein de détresse attend son retour,
Mais il a emporté même le sourire de sa fille attristé.
Qu'importe les larmes et les silences regrettant,
Il a volé jusqu'à l'âme qui faisait d'elle une mère tendre;
Maintenant plus qu'un esprit blanchi des ravages du temps.
Finissent ainsi de dépérir les anciens hagards sous les auvents,
Leur progénitures désarmés se souviennent, eux, sans comprendre,
Et se chargent pour elle d'entretenir ce qu'elle fut, il y a... longtemps.