Doutez de tout, y compris de ce que vous allez lire.
D'une sagesse sans limite j'ai oublié de pleurer sur ton épaule,
d'une caresse infinie, je n'ai pas pensé à crier ton nom.
C'est une douce folie qui m'a été dite,
lorsque j'ai vu apparaître dans mes lignes
le poison qui coagulait jusque dans mes pensées.
J'ai appris à me libérer de tes serres, à relever la tête.
Seulement voulais-tu réapprendre à voler,
tu t'es écrasée sur le chemin de ta pitié.
Ce n'est pas un ange qui s'est ainsi enfuis
C'est un corbeau qui a lâché sa proie.
C'est d'une charité hypocrite que tu es venue dans mes bras,
d'une soif d'aimer tu as transformé le besoin de te nourrir d'une peau de chagrin.
Regarde autour de toi comme il fait sombre, car ton soleil n'était qu'un reflet.
Vois comme l'herbe repousse sous mes pieds,
car sous les tiens tu n'y trouveras que des chardons.