Doutez de tout, y compris de ce que vous allez lire.
Cela ressemblerait à un petit feuillet,
Dans mon portefeuille à peine camouflé.
Servez-vous, pourrait-on y lire,
L'art de redonner tant de sourires.
Prendrais-je grand soin de les épargner;
Mais pourtant pour un ou une malchanceuse,
Ma vie sans reflechir je l'ai donné;
Et à tant d'autres necessiteux les distribuer.
Prelevez, chers Docteurs, ce qui vont semble bon,
Recevez, chers malades, ceux qui vous vont;
Au Paradis, mes organes n'ont plus de prix,
Mais dans vos coeurs ils vous redonneront la vie.
Qu'on me croit fou ou suicidaire, peut-être,
Je n'ai qu'ouïr de vos vivants commentaires;
Puisse-je servir pour le bien d'un malheureux,
M'est plus agréable qu'entendre vos aveux.
Car de si bas, battait-il encore pour elle
Que de si haut, je serais toujours prêt de toi.