Doutez de tout, y compris de ce que vous allez lire.
J'ai fermé mon coeur aux élans de travers,
Je ne l'ai blindé que de meurtrières,.
Le temps s'y écoule, ravageur,
Aux peines que mon sang pleure.
Le vent glacé s'y engouffre parfois,
Il s'y perd, s'y attarde tout bas.
Nul sourire aux lèvres figées,
Pourtant encore puis-je y penser.
A peine un regard voilé d'idées
Que s'enfuis déjà ces foutues années
N'ose-je encore les rattraper.
Derrière un buisson de brouillard
L'aube d'une vie, il s'y fait tard.
Avancer à pas léger, laisser planer le retard.