Doutez de tout, y compris de ce que vous allez lire.
Ils ont perdu les sinueux chemins de traverse
Qu'hante leurs corps décharnus en détresse.
Las des lointains souvenirs qu'ils n'osent plus
Hypnotiques rumeurs, de leur regard défendu.
C'est une sombre ombre que déguise leur méfait
Fugueuse complainte perçant les jours d'été
On ne les compte plus dans les frileux couloirs
S'attachent encore aux barreaux des parloirs.
Ils ne savent que trop bien ce qui les attend
Entendu des pleurs, regrets et hurlements
S'achèvera leur vie sans nulle tendresse.
Les écoute-t-on encore parler de leur aventure
Une survie aux barbelés tendu au dessus des murs.
Seul s'agenouilleront les morts dans leur maladresse.