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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 11:45

Longtemps, j'ai oublié qui j'étais,
Perdu dans d'obscures pensées, j'errais
Au fil du temps, sans vraiment  y redire
Un pas devant l'autre, sans trop y parvenir.

Les murs étaient noir ou blanc, je les rasais,
Parfois pour reprendre mon souffle, je m'y adossais.
Et lorsque les ténèbres venaient me cueillir,
Je pleurais, humides étaient mes sourires. 

Puis il y eu, dans mon coeur, ce grand fracas,
La serrure démolie, il ne restait plus qu'elle et moi.
Face à face, à se toiser, l'animal blessé se tue,
Elle me prit la main, et ma tristesse aussitôt disparut.

Je ne peux parler d'elle sans avoir le coeur qui frémit,
Lorsqu'elle est à mes côtés, c'est mon âme qui revit.
Elle m'a cueillit d'un regard, un beau matin de printemps,
On s'aimera ainsi, à jamais, jusqu'à la fin des temps. 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 14:18

Ainsi riment les heures, frissonnent les coeurs en symbiose,

Que se joignent nos mains, que nos esprits s'appellent;

Le printemps chasse l'hiver, ainsi soit-il, qu'il ose!

Nul brouillard ne nous perdra où les ténèbres deviennent charnelles. 

 

Sincères pensées éclipsantes des sombres lueurs du passé,

Le parfum sucré nacré perle aux douces paroles qui enivrent.

Jointe à mon corps pour les merveilleuses offrandes qu'aimer

Nous apporte dans notre cocon qu'est cette nuit à revivre.

 

Ainsi sois-tu, qu'y m'apporta sans faiblir ma moitié manquante,

Deux âmes ne faisant plus qu'une enfin réunie pour espérer,

Les douceurs à venir, que nul ne puisse les rendre plus ardentes;

Béniront-elles pour toujours de t'être unie à nos corps endiablé. 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 14:04

Peut-on s'endormir en étant certain d'être aimé?

Ais-je le droit d'avoir la prétention d'en être sûr?

Il y a des journées qui ne peuvent être simplement rêvées,

Mordu par le désir, piqué par un amour dont rien n'est plus pur.

 

Cette femme je l'ai tant dessinée que j'en ai eu les traits tirés,

Nuits blanches à regarder le plafond et l'effacer d'un soupir.

Puis, la nuit suivante, dans l'obscurité, simplement recommencer,

Ne peut-elle seulement qu'exister lorsque l'on caresse le pire?

 

Il n'aura suffit que d'un regard pour m'en convaincre définitivement,

Elle était là, sur le parvis de mon destin, avec ses sourires et son regard,

Un séisme d'émotions fit alors vibrer mes mains, et, tremblante,

Elle s'en saisit et grava son nom de ces baisers qui chassent les plus sombres cauchemars.

 

Comment peut-elle balayer tant d'années à errer et souffrir en silence?

D'un simple geste, ses yeux plantés dans les miens j'y vois un signe du destin,

C'est elle, qui se tient devant moi, mon coeur le sait comme une évidence,

Qui détient la clef de notre bonheur, que l'on attendait, que l'on s'accorde enfin. 

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 02:52

"Plus on recherche la liberté, plus on plonge dans la solitude. Elle est la seule compagne qui ne puisse jamais nous comprendre; elle nous prend dans ses bras aux heures les plus sombres, pour nous lâcher de fatigue aux premières lueurs. Plus qu'un simple isolant contre le rejet, le mépris ou le doute, elle nous envoûte et assèche notre coeur lorsqu'elle vole nos larmes. Alors, tel le vautour qui défend les restes de la victime d'un autre, elle s'agrippe à notre âme et ne laisse derrière elle que des ombres errantes et lugubres. Les hommes libres sont condamnés à errer, à braver seul les tempêtes, leurs démons, les obstacles. Car il n'y a qu'avec la solitude qu'ils peuvent en ressentir tout les effets, en tirer toute la quintessence, et ainsi les comprendre vraiment, sans pour autant chercher à les vaincre. S'en délivrer, c'est perdre ce regard différent qu'ils portent aux choses, c'est perdre ce génie que seul la solitude leur apporte au plus profond des ténèbres."

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 18:51

Je me suis réveillé la bouche pâteuse par un son aigu, rapide, régulier, comme un lendemain de fête, un peu trop arrosé. Les paupières clignantes, ébloui par les rayons du Soleil qui transperçaient par les rideaux vénitiens. Où suis-je, me demandais-je. Une jolie jeune femme en robe blanche s'afférait à mes côtés, de dos. La première déglutition était difficile, alors que me revenais les derniers souvenirs. A genou, l'épée à la main, je regardais le sol, alors que ma vue m'abandonnait en même temps que ma conscience. Combien de temps s'était-il passé depuis? Cela semblait il y a 10 secondes, comme une éternité. mes membres étaient endolori, endurci d'un étau qui moi seul voyait. Et toujours ce bip-bip qui  commençait déjà à m'agacer. La jolie brune se retourna, et son sourire maquillé d'un rouge à lèvre plus rouge encore qu'une rose me transperça le coeur. Elle posa délicatement sa main sur mon épaule, et s'éloigna dans la grande pièce vide, laissant apparaître une curieuse machine qui semblait si bien imiter les battements de mon coeur. Alors que je découvrais mon nouvel environnement qui reniflait drôlement l'éther d'une morgue en plein jour, je voyais le feuillage des arbres jouer avec le vent. C'était le printemps, et le temps laisser deviner les dernières fraîcheurs d'un mois que j'estimais février ou début mars. Le Soleil était encore rasant, il devait être tôt. Je me sentais léger, comme sur un nuage, là où la gravité n'avait plus lieu d'être. Un étrange sentiment de sérenité, d'apaisement, non pas une joie immense mais un calme intérieur que rien ne semblait pouvoir menacer. Je tentais de me redresser, et une douleur fulgurante me prit le haut du corps. Un fil, une perfusion, me tiraillait la peau, un liquide transparent en inondait mes veines. Ma jolie inconnue revint avec ce sourire qui pourrait faire fondre une armure, une seringue à la main, et s'appliqua à en déverser le contenu dans mes extensions artérielles. Et toujours ce maudit sourire, celui qui veut vous dire que tout ira bien alors même que le pire est en train de se dérouler. "Tout ira bien." m'asséna t-elle, avant de s'éloigner à nouveau. Mon regard se tourna alors vers le moniteur, dont le chiffre, imperceptiblement, baissait, de la lenteur de l'hiver qui prend son temps pour geler les plaines fertiles. Je m'enfonçais avec une ardeur toute relative dans l'oreiller qui confortait tant bien que mal ma position semi-couchée. Le plafond, les murs, le sol, les draps, même l'infirmière étaient d'un blanc immaculé. Il n'y avait qu'un vieux poste télé pour trancher de son gris derrière ses vitres de protection. Une étrange et lourde fatigue s'abattait sur mes paupières, alors que mes yeux tentait toujours de suivre la brune aux sourire de circonstance. M'aurait-elle drogué? Les bip-bip se faisait toujours plus espacé, et chaque mouvement semblait un effort surhumain. Je tournais une dernière fois le regard au compteur, qui défilait maintenant à grande allure, semblant sprinter toujours plus rapidement vers le 0. J'eu un dernier regard, non pas horrifié, mais réconfortant vers celle qui accompagnera mes derniers instant. Elle s'approcha au plus près de moi, je pouvais plonger mon regard dans le creux de sa blouse, mais celui-ci était happé par son regard des plus profond. Elle approcha son sourire narquois de mon visage, et sa main plongeait alors vers mes yeux, et referma lourdement mes paupières. "Ca va aller", répéta t-elle, alors que je m'enfoncais toujours plus profondément dans les noirceurs de mon esprit. Les bip-bip, devenu lent et irréguliers, semblaient s'éloigner, et, alors que je tentais de me raccrocher au moindre stimuli, un oiseau qui piaille dehors, cette odeur d'éther, le draps qui se froissait dans mes poings, ce goût pâteux dans ma bouche, le monde lui-même semblait s'évanouir. Et, presque soudainement, un son strident, continu, résonna dans ma tête. J'haletais, comme un instinct de trouver l'air qui ne parvenait alors plus dans mes poumons. Un voile blanc inonda le noir de mes paupières closes, et un étrange sentiment d'apaisement, de calme, de volupté s'empara alors de tout mon corps, de toute mon âme. Alors que tout s'arrêtait, j'eu une dernière pensée émue à tout ceux qui ne purent avoir une aussi belle mort que la mienne. Je sombrais, souriant, curieux, impatient, dans l'inconscience la plus totale, la plus profonde, celle dont on ne revient jamais. Enfin, j'étais heureux. 

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 19:42
Mais qui es-tu enfin, toi la louve, toi l'étrangère,
Ainsi qui sans façon, sans gêne, un pâle matin d'hiver,
Rendue ici, au levant, bouleverser mon univers?
Idéale que n'attendais-je pas au pas de ma demeure,
Or tu la fracassais déjà, à grand coup de bonheur?
 
Ne m'enlevais-tu pas alors, fière dans ton armure de soie,
Tu as alors fait de moi, toi l'aigle, ta proie.
N'étais-je qu'un pantin asservi sous ton regard,
Entravé dans tes bras, toi l'orgueilleuse, moi le blafard,
Je n'avais qu'à me laisser porter à l'allure de l'espoir.
 
Retranché que j'étais dans ma forteresse garçonnière,
Tu as su démolir tant d'efforts en un battement de paupière;
Et voici déjà que disparaissent tant d'années à vivre sans exister
N'entends-je plus que ton cœur à la place du verbe aimer.
Il n'aura fallu que tes yeux et ta voix pour m'y conjuguer.
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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 22:13

"J'ai appris la leçon. A bien des égards parfois, elle fut douloureuse,
Et mon coeur s'enivre maintenant de la mélancolie qui éteint les plus belles étoiles.
Alors que s'éloigne toujours plus loin les espoirs qu'autrefois j'osais encore caresser,
Les roses au doux parfum envoûtant périssent où croit la détresse des plus profonds regards.

Ne croyez pas que j'espère encore, les plus belles tragédies sont celles où le brave homme meurt,
J'attend celle qui délivre les mots les plus tendres des nuits d'ivresses à n'en plus finir.
Pour que frémissent une dernière fois d'un bruissement d'ailes, les oiseaux sur la branche morte,
Damnerais-je jusqu'au plus profond de mon âme pour les entendre chanter une dernière fois.

S'en aller où nul retour n'est possible, aller quérir le repos que j'ai tant de fois prié de venir
L'amertume du goût des jours heureux s'en est allé au levant avec les derniers navires quittant la côte,
A la poursuite d'un soleil qui ne se lèvera jamais plus, où une nuit plus noire encore que l'encre
Écrira à la plume des mauvais jours, que, jadis, un homme fut debout malgré lui, et s'endormi pour toujours."

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 08:16

Chez le psy...

 

"Psy: - Vous arrive t-il d'entendre des voix?

Voix n°13: - Arrête tes conneries!

Voix n°27: - On est repéré!!

Moi: - Non non 

Voix n°3: - Ouf. On a eu chaud.

Voix n° 58: - Bien joué.

Voix n°76: - Je peux lui arracher les yeux?"

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 17:50

Il ne s'achète pas, il ne se laisse pas attraper si aisément. Parfois, il se laisse prêter au détour d'un trottoir, d'une soirée avec des amis. Il se cache, pourtant jamais loin, au détour d'une rue. Il revêt divers visages, tant de ceux d'inconnus que des plus proches. On ne le trouve jamais en grosse quantité, il n'existe pas en lingot, seulement en petite monnaie. Il est celle qui partage nos réveils, celui qui berce nos enfants. Il est dans cette vieille femme qui vous dira "Merci" avec ce sourire malicieux. Il est dans les yeux de cet enfant qui découvre la vie. Il est au fond des océans, il erre au-dessus de nos têtes. Il voyage, il aime être partagé. Il est un gâteau fait avec amour pour des amis, il est un poème griffonné sur un coin de papier. Il est un post-it sur le frigo, il est une photo d'un ami perdu. Nous le recherchons tous, déployant des moyens immenses pour en avoir un échantillon, alors qu'il suffit d'un geste simple, d'un regard, d'une main tendue, d'un sourire pour en avoir le cœur rempli. Il est une caresse un soir, il est une fleur dans un champ, il est un verre en terrasse.
Le Bonheur est une chasse où la victime est, l'espace de quelques instants, la personne la plus heureuse au monde.

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 17:49

Comme la montagne solitaire que rien ne dérange;

L'arbre aux branches meurtries de s'être trop éventées;

Le rocher immuable que le temps érode de vagues louanges;

Craquent encore mes doigts d'avoir laissé trop de larme perler.

Les saveurs exquises de l'innocente jeunesse derrière moi,

Ont laissé place aux doutes de l'inconnu chemin sous le brouillard.

Trop de questions ont hélas trouvé réponses au goût d'effroi,

Les yeux bien trop ouvert pour voiler le mystère des pâles regards.

Non, je ne fuirais pas, me répétais-je sans cesse,

Faut-il y avoir ne serait-ce qu'une petite place pour mon âme?

Perdu à l'horizon nappé des nuages qui nous caressent

Comme pour cacher que l'avenir agonise sous l'oriflamme.

Aujourd'hui, les questions ont laissé place aux hurlements du silence,

Même la nuit s'est éteinte aux espaces infinies et dédaigneux.

Seuls mes soupires déchirent-ils encore et masques les apparences,

Ne suis-je plus qu'un homme, seul et malheureux.

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