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  • : Je suis un maigre et infâme savant qui aurait préféré troquer sa vie de bouddhiste philosophe pour la robe si légère d'un chat de campagne ou d'une raie manta. Mais on ne se refait pas, alors on s'apprivoise.

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Lundi 26 octobre 2009
Peur d'aimer...



Peur d'être en couple...



Peur que cela ne change trop de choses.... 
Par Morgurgh
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Lundi 26 octobre 2009
Peut-on fuir l'amour durant toute sa vie?

J'éspère bien. J'éspère bien pouvoir me protéger d'aimer quelqu'un. Trop de souffrance n'a fait que couler pour conquérir un coeur qui s'est éloigné de moi, et je n'ai pas ce pouvoir de séduction.

Je n'ai pas, et n'aurais jamais, cette confiance en soi de ceux qui ont su conquérir un coeur, un amour.

J'ai une grande confiance en moi au point de vue personnel, je sais ce que je vaux et je sais ce que je peux faire. Mais je sais aussi ce qui est au deçà de mes limites. Et me laisser faiblir devant quelqu'un est au dessus de mes limites.
Je ne veux plus revivre ces jours passés, à attendre qu'elle revienne, à attendre de ses nouvelles. Je ne veux plus me torturer l'esprit car elle ne reviendra peut-être pas. Sauf que là, c'est moi qui ne reviendra pas.

L'heure du départ approche. Au fond de moi, j'aurais besoin de revenir, ne serait-ce que pour revoir des amis. Mais je sens que je ne devrait pas revenir. Que ce serait mauvais de revenir.  Ferais-je mieux de "mourir" et de laisser place à une autre personne? je sais que je n'ai fait que fuir durant de nombreuses années. Fuir la souffrance, me fuir. On me reproche toujours de fuir, de ne pas affronter les problèmes. Je les fuis justement pour ne pas les affronter, pour ne pas me causer plus de souffrance que je n'ai déjà. 

Qui m'en voudra? Surement un ami très proche, qui m'en voudra très certainement. Mais... qui d'autres?
Je pourrais toujours donner des nouvelles. Oui je vais bien. Ou pas. e laisserais beaucoup de choses derrière moi, et pourtant si peu de choses. Beaucoup de souvenir, mais quelles traces? Une infime emprunte?

Je me rend compte que les reproches que j'essuie sont du fait de moi-même. Pas de mes actes, mais de moi-même, de ce que je suis. Je n'accepte pas ce que je suis, et qui m'accepte tel que je suis? je devrais prendre ces affronts comme des signes d'une remise en question de moi-même. Mais je n'ai pas la force moral pour me remettre en question. Je n'ai déjà plus la force pour supporter ce que je suis, à quoi je ressemble.

C'est un profond malaise et mal-être qui me hante, et que je dissimule comme faire ce peut. Mais arrivera bien un jour ou il faudra y mettre un terme. et je n'y vois pas deux chemins. Onze années de galère avec moi-même, sur vingt années passées à me contempler. Est-ce trop? Trop pour moi, mais aussi trop pour mon entourage.

 
Par Morgurgh
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Dimanche 6 septembre 2009
"Bateau sur l'eau la rivière va debordé
Le bateau va chavirer
Tomber dans l'eau !"

C'est trash comme chanson! J'aurais honte de chanter ca à mon gosse

Nan mais franchement, on parle d'une inondation sans précédants, mettant à la rue des milliers de personnes, des millions d'euros de degâts, des cultures perdues, et un navire en perdition, avec tout son équipage et ses marchandises qui vont passer par dessus bord, et on ose chanter ca à un gosse?!

Après on se demande pourquoi y'a des gens complètement taré, psychopathe ou serial killer sur terre oO
Par Morgurgh
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Jeudi 3 septembre 2009
Gueule d'abord, réfléchis ensuite, rend compte et puis fous-t'en !
On a toujours tort d'avoir raison.
L'Armée et les hopitaux, c'est la même chose, on ne fait pas grand chose, mais on le fait toujours de bonne heure!
La position du garde à vous désarme le supérieur le plus furieux.
Si tu veux qu'on te foute la paix, prépare l'Ecole de Guerre.
Ménage toi toujours un responsable de grade inférieur mais suffisant.
Ne fais pas aujourd'hui ce qu'un autre pourra faire demain.
Fuis tes supérieurs comme la peste.
Méfie toi des femmes par devant, des chevaux par derrière, de tes supérieurs par tous les côtés.
En manoeuvre, tiens-toi derrière les artilleurs, devant les chevaux et loin des généraux.
Il n'y a pas d'affaires urgentes, il n'y a que des gens en retard.
Prendre la femme d'un subordonné est un crime, celle d'un égal un droit, celle d'un supérieur un devoir... pénible parfois.
Mieux vaut jamais que tard.
L'initiative est une indiscipline qui réussit.
Si un supérieur t'intimide, représente-toi le assis sur un siège de W-C. ...c'est radical.
Par Morgurgh
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Mardi 28 juillet 2009
De peur de montrer que je suis en marche arrière, je fais semblant de voir devant moi... Je sens que tout fout le camp, que le bonheur ma dépassé... Je demande au hasard de me conduire dans le mur... Usé par le temps, ronge par les remords... Je gis a ma porte... Enlisé sur le bord de la route...que penser du bonheur qui a fuit si lâchement mon âme pour m'abandonner au sort de l'enfer de la vie... Comment oublier jusqu'à l'essence de la peine qui cohabite avec ma conscience, qui hante chaque pas jusqu'à me rappeler que l'Histoire même de la joie s'écrira sans mon nom, sans ma présence seulement comme observateur du monde qui avancera sans moi... Mon histoire s'écrit avec une encre noire, et Chopin sur un fond d'univers trop grand pour en persevoir l'infini tendresse qui s'y dissimule et se moque de moi, m'évitant comme la gangrène qui ronge ma sombre existence, qui s'enfonce dans ma chaire comme pour m'annoncer ma propre mort annoncée et déjà visible. Les escaliers qui descendent aux enfers des âmes damnées s'ouvrent sous mes pas sans que je puisse me retourner. Une longue descente qui durera le temps d'une vie consacrée a l'espérance meilleure.
Par Morgurgh
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Samedi 27 juin 2009
Doutez de tout, y compris de ce que je vais vous dire.

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Aussi longtemps que l'homme aime une femme, fut-ce la moindre d'entre elle, il est réduit en esclavage, comme le jeune veau tête sa mère.

Le paysan creuse des canaux dans les champs, l'armurier façonne la flèche, le charpentier courbe le bois, mais le sage se perfectionne lui-même.

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De celui qui dans la bataille a vaincu un milliers d'hommes, et de celui qui s'est vaincu lui-même, c'est ce dernier qui est le plus grand vainqueur.

Celui qui est maître de lui-même est plus grand que celui qui est maître du monde.

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Celui qui se livre à des méditations claires trouve rapidement la joie dans tout ce qui est bon. Il voit que les richesses et la beauté sont impermanentes et que la sagesse est le plus précieux des joyaux.

Faire de grands discours éloquents n'est pas une preuve de sagesse. L'homme apaisé, sans haine ni peur, mérite d'être appelé sage.

L'insensé reconnaissant sa folie est, en vérité, sage. Mais l'insensé qui se croit sage est vraiment fou.

Tout les êtres vivants sont sages et ont en eux Sagesse et vertus.

Une consience troublée par les désirs ne peut se libérer, et une sagesse troublée par l'ignorance ne peut se developper.

C'est une perle rare en ce monde que d'avoir un coeur sans désir.

J'appelle sage celui qui, tout innocent qu'il est, supporte les injures et les coups avec une patience égale à sa force.

Rester en colère, c'est comme saisir un charbon ardent avec l'intention de le jeter sur quelqu'un. C'est vous qui vous brûlerez.

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Mais quelque soit le nombre de saintes paroles que vous lisez, que vous prononcez, quel bien vous feront-elles si vos actes ne s'y conforment pas?




Bouddha.
Par Morgurgh
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Mercredi 17 juin 2009
Regarde, il gèle
Là sous mes yeux
Des stalactites de rêves
Trop vieux
Toutes ces promesses
Qui s'évaporent
Vers d'autres ciels
Vers d'autres ports
Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges
Je t'aime trop fort, ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t'aime trop fort
Mon ange, mon ange
De mille saveurs
Une seule me touche
Lorsque tes lèvres
Effleurent ma bouche
De tous ces vents,
Un seul m'emporte
Lorsque ton ombre
Passe ma porte
Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges
Je t'aime trop fort, ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t'aime trop fort
Mon ange, mon ange
Prends mes soupirs
Donne moi des larmes
A trop mourir
On pose les armes
Respire encore
Mon doux mensonge
Que sous ton souffle
Le temps s'allonge
Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges
Je t'aime trop fort, ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t'aime trop fort
Mon ange, mon ange
Seuls sous nos cendres
En équilibre
Mes poumons pleurent
Mon coeur est libre
Ta voix s'efface
De mes pensées
J'apprivoiserai
Ma liberté
Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges
Je t'aime trop fort, ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t'aime trop fort
Mon ange, mon ange..

©Aaron


Par Morgurgh
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Mardi 12 mai 2009

Bon, tout le monde le sait, la fin du monde sera le 21 decembre 2012. J'ai décidé de me fixer 5 objectifs à atteindre d'ici à cette date !

 

-reussir l'ENSOA

-être avec l'élue de mon âme

-refaire une plongée sous-marine

-m'acheter mon A4

-trouver un 5ème objectif

 

J'vous conseille d'en faire autant, s'dur de réaliser ses rêves en étant mort ! (sauf si la mort elle-même est un rêve, of course)

 

Et vous, s'quoi vos objectifs?

 

Par Morgurgh
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Lundi 4 mai 2009
J'avais promis de faire un compte-rendu, voilà qui sera chose faite =)

Dimanche 19 avril
17:15 arrivée à la gare de Joigny. Deux militaires nous y attendent pour nous conduire à la caserne. On esperait avoir la P4, on aura bien mieux: un mercedes camouflé en blanc (surement pour passer incognito!)

17:30 arrivée à la caserne. Rassemblement des arrivés devant le bâtiment L5. Certains discutent, d'autres attendent patiemment, en chassant du regard la caserne qui nous entoure. Entre temps, nous avons rapidement posés nos affaires dans nos dortoirs. Je dormirais donc avec 7 autres personnes. J'éspère qu'il n'y a pas de ronfleurs!

18:45 Les encadrants décident de nous faire manger, car les derniers arrivants seront là pour 21:45. Decouverte du self, on mange parmis les encadrants et les militaires presents à la caserne. Les presentations sont faites autour d'un bon repas.

19:00, on file dans les dortoirs, on doit attendre les derniers arrivants, avant d'aller prendre nos douches. Et oui, la cohésion commence avant même qu'on soit tous là! On discute dans les dortoirs, les militaires se présentent à tour de rôle, une bonne humeur s'installe entre les futurs engagés et les engagés volontaires.

23:30 Après que les derniers soient tout juste arrivés, les douches prisent rapidement, les oreilles se tournent vers le maréchal des logis qui nous donne l'heure du levé: 7:00. Ouf !

Lundi 20 avril

7:00. Levé, après avoir discuté jusqu'a minuit trente, sommeil un peu difficile. Le planning du matin est laché, nous avons droit à une colation en compagnie des militaires dans la salle de convivialité. Les militaires de rangs passent dans les groupes pour se présenter, nous demander pourquoi l'on est là, ce que l'on souhaite faire. Jus de fruit et petites colations s'écoulent à profusion.
Ensuite, nous sommes partagés en 3 groupes, afin de rendre les activités administratives plus rapides. Visite médicale, perception du packetage (moment très attendu) et visite de la caserne au programme.
Pour mon groupe, visite médicale. Tout le monde y passe, y compris ceux qui ont déjà passé la visite médicale au CSO. Poids, Taille, vision, audition, tout le SIGYCOP y passe. Cela prend toute la matinée. On file manger vers les 12:00.
12:30. On file à la perception du packetage. Treillisx3, parka, polaire, chaussettes, vêtements de sports, casque lourd, csquette rangers, gourde, musette et une tente. Le tout sur le dos, 15 petits kilo, on file dans les dortoirs pour tout ranger.
Ensuite, petite visite succinte de la caserne d'extérieur, on voit les différents bâtiments où le 28 ième Groupe Géographique fait ses différentes activités (topographie, cartographie), le parcours d'obstacle et les différents locaux (self, garage, bâtiments administratifs).
La soirée se passe tranquillement, après le dîner.

Mardi 21 avril
6:30. On nous demande de revêtir nos vêtements de sport (dont un tshirt au nom du 28ième GG, que nous portons avec fierté). Après un petit dêjeuner copieux, direction "La Dalle" (lieu de rassemblement). On nous partage selon 3 groupe, afin de faire un petit jogging en compagnie des militaires. On part donc sur les chapeaux de roues, direction Joigny. Le jogging et ses 7 km aura déjà fragilisé les corps les plus frêle d'entre nous, mais dans la majorité, il se passe bien. C'est à cette occasion qu'on nous inculque à faire preuve de cohésion, nous soutenir les uns les autres. Cohésion qui nous portera jusqu'a la fin de la PM.
Suite à cette mise en bouche, retour à la caserne, pour faire quelques assouplissements et quelques pompes. Ensuite, douhe, et on enfile avec dignité nos treillis. C'est avec fierté que l'on se présente à la Dalle.
Ensuite, instruction sur le tir fa-mas. On nous apprend en théorie les mesures de sécurité, le protocole de tir.
L'après midi, on nous dispensera quelques cours généraux, sur les grades, la NBC (Nucléaire, Biologique et Chimique), et sur les transmissions. Le soir, on se reunira dans la salle de cours pour chanter la Marseillaise, et pour ceux qui la connaissait (2, dont moi), la chanson des commandos, en compagnie des militaires.
Mercredi 22 avril.
6:00 Le programme est lâché dès le reveil: accrobranche et paintball !
Départ en car militaire à Tregny (89). On est accueillis par les militaires encadrants du Bureau des Sports. On commencer a donc par le PaintBall. Nous sommes divisés en deux groupes, puis en deux équipes au sein de chaque groupe. Très bonne ambiance sur le terrain, où les militaires ne tarderont pas kà nous rejoindre. On aura le droit à de beaux duels entre nous.
Bivouac rapide avant d'entamer l'accrobranche. On nous dispense les règles et mesures de sécurité, sous l'oeil curieux des civils présents. Puis on se lance à l'assaut des obstacles. Les difficultés s'enchainent, et on se retrouve sans trop savoir pourquoi ni comment, sur la piste noire ! Nous ne serons que 5 à le tenter, avec un maréchal des Logis qui aura quelques difficultés à nous suivre (private jock Mch Deschamps)!. On est content de retrouver le plancher des vaches, et fier de nous. Pour certain, on en apprend beaucoup sur nous-même, on se surprend, et on se dépasse. Pour d'autres, le parcours s'averera plus compliqué, et avancer sera particulièrement dur.
Retour au poulailler vers les 17:30. On nous inculque sur la Dalle les différentes formations militaires. Rang serrés, colonnes, marche au pas, gauche et droite. Les militaires s'avéreront particulièrement moqueur envers moi, n'hésitant pas à me mettre une montre à la cheville (comprenne qui pourra x) ), tout en restant humoriste.
Le soir après dîner, on nous incitera à bien dormir, car les deux jours suivants s'avereront apparemment dur. Beaucoup de questionnements circule entre nous. On nous apprend à faire nos lits au carrés, et en batterie. Refaire son lit 3/4 fois de suite, ca rentre bien plus vite ainsi ! On prépare aussi nos musettes et nos sacs, en vue de la journée du lendemain. Au programme: marche, tir fa-mas, lancer de grenades, secourisme, apprentissage de mesures des distances et des hauteurs, et nuit sous les étoiles.

Jeudi 23 avril.
6:00. Levé, puis départ après le petit-dejeuner. On doit rejoindre à pied le champ de tir et le campement, situé à 6km de la caserne. Dès le départ, l'ascension de la colline de la forêt d'Othe s'avère particulièrement rude pour les corps. Quelques personnes nous rejoindront au campement en P4, le jogging du mardi ayant affecté leurs capacités physiques (genou ou cheville en vrac). La marche se déroule très bien, et on rejoint les GBC84T (camions de transport) au campement. A l'issue de cette marche, on nous remet un porte-clef en inox gravé du 28ième GG. Ce cadeau nous fait très plaisir de la part de l'adjudant-Chef Lozère.
On y suit avec attention toutes les instructions que l'on nous y inculque.
Le tir au fa-mas, particulièrement attendu arrive. Certains esprits sont tendus, pour certains, c'est la première fois qu'ils tireront, de surcroît avec une arme d'assaut. On tend à tenter de les rassurer. Le moment tant attendu arrive. Sous l'oeil du directeur de tir, du capitaine du régiment, et d'un journaliste, on tirera 20 cartouches à 100m, tout d'abord en coup par coup, et ensuite en rafale de 3. Beaucoup d'émotion sur le pas de tir pour les jeunes militaires. On ne tardera pas ensuite à comparer nos émotions, et aussi nos scores.
Ensuite, atelier lancer de grenandes. Deux cibles, 18 et 25m à atteindre, selon les deux techniques, en déverouillé lancé, et en cuillère.
Puis atelier secourisme. On profite d'une militaire blessée pour dresser un brancard de fortune, et de la rapatrier sur 200m.
Pour midi, on découvre les RCIR (rations de combats individuelles rechauffables), et on se régale (lasagnes ou chili au menu!). Une ration faisant 24h, il nous faudra nous rationner pour avoir suffisemment pour le repas du soir... et le petit-dejeuner du lendemain matin !
L'après-midi, instruction sur les lunettes de vision nocturne nommée Lucie, et sur les méthodes d'estimation d'une distance, et d'une hauteur.
Ensuite, mon groupe part pour préparer le bivouac du soir, à savoir faire un grand feu et preparer le terrain pour les tentes. Celle-ci seront montées rapidement (ou pas) avec l'aide des militaires ou des habituées. Avant le bivouac, instruction sur l'utilisation d'une carte, d'une boussole, le suivi d'un cap, l'estimation d'une distance sur carte, etc, que nous ne tarderont pas à mettre en oeuvre sur le terrain.
On partage en collectivités le feu du soir, avec nos RCIR. L'ambiance est au beau fixe. Certains blessés recalcitrant se feront soigné en vue de la marche du soir. Le départ est annoncé vers 23:00. Cette marche sera sous forme d'un parcours d'orientation, avec des balises à trouver, et des questions à répondre sur nos séjour à chaque balise. A l'issue de la marche, des tours de gardes seront prévues, pour protéger les fa-mas et les munitions.
23:00, le départ de la marche est annonçée. Notre groupe de 8 part donc plein sud, dans l'obscurité quasi totale. Je suis assigné au port et la lecture de la carte. On entame donc les balises les unes à la suite des autres, certains sont particulièrement dures à trouver ! Une super expérience à travers la forêt d'Othe. Fier de nous, nous rentrons les premier au bivouac (le lecteur de carte était très doué aussi, faut dire :p) vers les 1:00 du matin, après avoir parcouru 5/6km en pleine forêt.
On se réchauffe autour du feu, avant d'aller se coucher. Pour ma part, mon tour de garde commence. On s'équipe donc, et c'est parti pour une heure de garde. R.A.S (rien à signaler) durant mon heure de garde, je rejoint ma tente vers les 2:00 du matin.

Vendredi 24 avril.
5:45: Reveil plutôt difficile dans le froid de la forêt (4°C), en sous-vêtement dans les duvets. On s'habille (très) rapidement, la tête dans le cul, puis on remballe les tentes. 6:00, tout est prêt. On fait route à bord du car vers la caserne. Les esprits bullent encore !
Remise du packetage avec une certaine émotion. On nous donne rendez-vous dans la Salle des Hommages de la caserne. Le colonel gérant la caserne nous y dit un petit mot. On nous remet un par un nos diplômes, l'insigne "Honneur et Patrie" que l'on arborera fièrement sur nos prochain treillis de défilé, et une boussole au nom de la 28ième GG. On se rejoint tous une dernière fois au bar de la caserne, et on fait nos valises, le baume au coeur. Dernière visite à la visite médicale, et on pense au départ. L'adjudant-Chef Lozère nous remercie vivement de notre participation, sous le stylo attentif de l'Yonne Républicaine présente, ainsi que les militaires qui nous auront suivi durant ces 5 jours, et nous, jeunes militaires.
On fera route tous ensembles vers la gare pour ceux qui rentreront en train, dans la bonne humeur, et le regret de partir. Les accolades avant la montrée du train, et l'émotion du départ seront très présents.

Remerciements: Adjudant-Chef Lozère, Maréchal des Logis Deschamps, Brigadier-Chef Bouillie, Brigadier Chappolotti, 1ère Classe Rocheteau, et tout ceux dont je n'aurais pas eu le temps de retenir le nom. En clair, à tout les militaires qui nous auront encadrés durant cette formidable PM.

Coucou à tout les participants à ces 5 journées: Bart, Appou, Mookie, Joigny, Homer, Burns, Pompier, Alex(L), cucu, mascotte, Sik, St-Cyr, Flanders et sa femme(^^), et tout ceux et celle que j'ai oublié :p

Tagada alias Charles.
Par Morgurgh
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Jeudi 26 mars 2009

Il y a des vérités qui font mal. Celles d'entendre de la part de sa mère, sa nourricière, sa protection, qu'on ne mérite pas ce que l'on est, ce que l'on a.

Je me suis souvent demandé si ma plus grade soeur n'était pas un modèle de reussite pour mes parents, qui aurait voulu que mon autre soeur suive le modèle. C'est elle-même qui a suivi ce propre modèle, voulant égaler une vie reussie. Elle a reussi de sa manière, et d'une façon beaucoup plus glorieuse. Bien que ma plus grande soeur ai reussi avec des facultés qui n'appartiennent qu'a elle, à s'endetter pour reussir ses études, à passer des nuits blanches à travailler, mon autre soeur s'est demenée à essayer de se trouver, de trouver quelqu'un qui lui convienne. Malgré ses erreurs et ses echecs, elle a reussi à avoir une vie posée et qui lui est agréable.

Mais il est venu moi. Je suis apparu alors que ma plus grande soeur était au départ de ses plus grandes oeuvres, ses années d'études. J'ai grandi dans l'insouciance et sans que l'on espere beaucoup de moi, juste que l'on me demande de reussir. L'on m'a gâté, surement trop gâté, et je ne me suis pas rendu compte du cocon que l'on faisait autour de moi. Je me rend compte après ces années passées, que mon père fondait sur mes épaules ses espoirs, voulant le meilleur de moi dans son écolé, puis par la suite, refusant mon echec, au deça de mon bien-être. Bien-être qui a été compensé par du matériel, au dépit de la présence rassurante et nécéssaire d'un père qui n'était pas à mes cotés.

Durant ces années, j'ai glorifié mon père, idôle d'une vie qui a reussi, qui a une profession prenante, des responsabilités, un charisme imposant. J'étais fier, c'est sûr, de lui.

Lorsqu'il a quitté ce monde trop parfait, d'une vie de famille certe non complète, mais présente et aisée, pour se réfugier dans un monde d'alcool, de sang et de tristesse, une grande part de moi s'éffondrait. De part l'impression d'invincibilité que j'avais de lui, mais aussi par la symetrie que j'avais fait de sa vie et de la mienne. Les erreurs, même pour les pères, étaient possible, et sa souffrance deteintait bel et bien sur moi.

Lorsque mes fins d'études secondaires se finissaient et que j'étais au plus bas, je fût porté tant bien que mal par ma mère, qui essayait de tenir encore debout une famille disloquée, et un enfant encore en construction qui devait obtenir son bac.

 

Je l'ai obtenu et j'ai pu attaquer des études de commerce, comme ma plus grande soeur, modèle de reussite, et je comptait suivre le mêmechemin qu'elle, afin de ne pas decevoir, et de montrer que je pouvais reussir. Mais au fur et à mesure que mes études se poursuivait montait en moi le dégout de ces pratiques commerciale, et je ressentait le besoin de quitter le commerce.

 

L'incompréhension de ma mère devant ma démotivation à poursuivre mes études supérieurs était flagrante. Alors que mon autre soeur arrêtait les études pour entamer une vie professionnelle bien rempli, sans l'ambition de faire de grande études, simplement de réussir sa vie, se profilait devant moi l'echec des études supérieures, et l'incompréhension de ma mère à comprendre que je m'etait trompé de filière se faisait grandissant. Je n'osais avouer que j'avais choisi cette filière pour faire plaisir à ma mère, mais elle ne pouvait croire que l'on ne pouvait pas se motiver à quelque chose qui deplaît veinalement.

 

Je crois que la comparaison avec le succès de ma plus grande soeur est flagrant. Alors que je succédais les heures de sèche, préférant rester blottis dans mon appartement tout frais payé par ma mère, qui ne cessait de répéter que ma plus grande soeur n'avait pas eu tout ca (ordinateur portable, appartement de 18m², animal de compagnie...) et montait en moi l'envie de montrer que je voulais faire autre chose. Mais la pire des blessures fût-elle sanglante a été d'entendre ma mère dire que ma plus grande soeur n'avait pas eu besoin de tout cela pour reussir une belle carrière et que je devais me sentir coupable vis-à-vis d'elle.

 

Ces paroles aussi vraies soient-elles, ne devraient pas sortir de la bouche d'une mère qui jure ne pas avoir de préférence pour ses enfants. Alors qu'elle s'efforce de rester neutre et de conseils loyaux et prude devant les ennuis quotidiens de ses enfants, devraient-elle pousser la comparaison?

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J'ai trouvé ma plus grande phobie, qui est de decevoir mon père. Autant ma mère n'est plus proche de personne, autant je ressent sur mes épaules le souhait de mon père que je reussisse, et mon souhait de voir de la fierté dans ses yeux. Rien que le fait de penser que je puisse un jour le decevoir me fais monter les larmes aux yeux. Il est vrai que voir la deception dans les yeux de ma mère est dure, mais d'autant plus dans les yeux de mon père à qui j'ai voulu tant ressembler.

Ou est ma faute? Surement le fait de ne pas tout faire pour mériter tout ce qui m'entoure. Je sais que je suis gâté, je sais que j'ai tout ce qu'il me faut, je sais que ma soeur a travaillé dur pour avoir tout ce qu'elle a, et qu'elle le mérite, contrairement à moi. Mais je sais que j'ambitionne autre chose que de rentrer dans les carcans sociaux de la vie, et que la fierté de mon père n'a pas de prix. Mais j'ai tellement souffert de devoir porter ma mère et mon autre soeur durant cet épisode tragique, lors de mes 17 ans, lorsque je devais croquer la vie à pleine dent, et que je portais le lourd secret de mon père que j'essaie de détourner cette page definitivement tournée mais pas oubliée.

Par Morgurgh - Publié dans : Inclassable
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